‹ L'œuvre de Barye;Chapitre 46 sur 155 · ANNUEL EMN UN EM · texte numérisé non relu

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Cet intervalle d'un an semble, d’ailleurs, avoir été mis à profit par Barye d'une manière qui fera date dans son existence d'artiste. L'année 1833 va être non plus une affirmation, mais une consécration définitive. Par le nombre, l'importance et la variété, la série de ses œuvres exposées est considérable.

L'exposition commença le 1* mars; il y figure comme peintre avec six aquarelles, et comme sculpteur avec onze ouvrages !.

Nous n'y voyons point paraitre le buste du roi, mais celui du due d'Orléans, qui lui fut commandé, comme le mentionne l’abréviation (C. et T. P.)?, abréviation expliquée ainsi à la première page du Catalogue : Ceux ordonnés par le ministre du Commerce et des Travaux publics.

« Si, après le peintre d'animaux, vous voulez connaître l'artiste imitant la nature humaine, écrit Jal dans les Causeries du Louvre, voyez le buste du due d'Orléans, gravement traité et élégant sans manière. »

Mais le portrait officiel, tout remarquable qu'il ait pu être, n'était pas ce qui devait attirer et retenir l'attention. Dans la presse, le succès fut éclatant qui s’aflirma autour des animaux de Barye. La diversité de son exposition révèle au public, encore un peu étonné, l'immensité du champ qui vient d'être ouvert. Et l'on remarquera avec quel soin,

je dirai presque avec quelle

coquetterie

quoique appliqué à lui le mot jure

Barye précise au cata-

logue les différences de race : Ours de Aussie et ours des Alpes. Ours de 1. (Livret du Musée royal de 1833.)

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