CERF DIX CORS TERRASSÉ PAR DEUX LÉVRIERS DE GRANDE RACE
plusieurs fois la composition. Un article de la Æeuue de Paris de 1856 nous donne d'autre part une description plus complète que toute autre, avec des appréciations que je reproduis sans commentaires® : « Nous ne partageons pas le même enthousiasme pour une de ses compositions les plus citées, Charles VI dans la forêt du Mans. Le cheval seul est fort beau et trébuche bien. Cest bien là un de ces chevaux tenant à la fois du cheval de brasseur et du cheval héroïque dont on cultivait avec soin l'espèce au temps des grands coups de lance et des armures de fer. Le mouvement de Charles, qui étend le bras, a plus de noblesse que de vérité. IL convient mieux à un évêque de Liège qu'au jeune roi qui, dans sa folie, va bientôt sabrer ses gentilshommes. Enfin, le vieux men-
1. Gazette des Beaux-Arts, tome XXII, année 1867, « M. Barye », par Paul Mantz. 2. Revue de Paris, tome XXX, année 1856, « les Sculpteurs d'animaux », par Émile Lamé.
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diant, couché sur le dos et les jambes levées, est bien petit pour causer tant de trouble. Que le cavalier abaisse son bras étendu et reprenne la bride, un seul coup de sabot du robuste destrier le délivrera de toute crainte. M. Barye est revenu souvent sur cette composition, il l'a exécutée avec des modifications
diverses, dont plusieurs sont très heureuses. »
Quoi qu'il en soit, par cette œuvre, ainsi que par le Cavalier du xv° siècle,