MANTES ET VILLE-D'AVRAY. LES FIGURES
A partir de 1860, Dutilleux est venu se fixer à Paris. Il a cédé sa place à la tète de l'atelier d'Arras, en même temps que l'impriraerie lithographique qu'il dirigeait, à son gendre Charles Desavary. Cet événement, qui rapproche Corot de son ami, a une conséquence fâcheuse pour son biographe. Sa correspondance devient plus rare et moins intéressante. En 1860, Corot est, en juin, avec Daubigny, à Auvers ; au mois d'aoiit, il voyage, en compagnie de ses confrères Dumax et Estienne, sur les côtes de Bretagne ; il fait une série d'études à Saint-Malo, à Saint-Servan et à Dinan {Fig. i6j). Voilà les seuls points de repère que nous ayons pour cette année-là. L'année suivante, la santé
(Fig. 167I.
La porte de Jerzual, à Diium
chancelante de M. Sennegon paraît avoir retenu la plupart du temps son beau-frère à Ville-d'Avray. Dutilleux l'avait invité à l'accompagner en juillet à Arras; mais il a dû y renoncer. Ce contre-temps nous vaut une lettre qui contient quelques détails domestiques et un rendez-vous pour Fontainebleau :
\'ille-d'A\ray, ce 22 juillet (1861).
Mou cher ami,
Je vous serais bien obligé de nous procurer, dans la saison convenable, de la graine de carottes longues, comme vous avez déjà eu l'obligeance de nous en donner ; plus, de la graine des fameux radis gris. Nous vous serons bien reconnaissants, mon beau-frère et moi. Sa santé est un peu meilleure. Ils me chargent, ma sœur et lui, de bien des compliments pour vous... Vous allez à Fontainebleau, je crois, dans le mois d'août : je tâcherai d'y faire une petite visite à l'époque où vous y serez, du 7 au 1=,. J'irai chez Mme Coutelle.
Tout à vous de cœur.