LES DERNIERS JOURS ET LA MORT
(31 décembre 1874. — 22 février 1875)
Le 31 décembre, M. et Mme Robaut ayant été lui présenter leurs vœux avant de partir pour le Nord, où ils vont passer le 1" janvier en famille, sont frappés du changement de sapli3'sionomie. « Hélas! leur dit-il avec un soupir, ce n'est plus le temps où je vous accompagnais là-bas ! » A son retour, le 5 janvier, son ami le trouve un peu mieux. Il s'est remis au travail et achève les tableaux qu'il destine au Salon. M. Robaut lui ayant soumis des calques faits par lui sur plusieurs de ses tableaux, il s'y intéresse et prend un crayon pour en retoucher quelques-uns. {Fig. 262).
Le 6, il écrit à son élève Auguin une charmante lettre, encore pleine de vie et de bonne humeur :
Paris, ce 6 janvier iSy",.
Mon cher ami, Je vous remercie de votre bonne lettre. J'y ai été bien sensible et je vous dis, pour vous, pour Madame et pour les élèves de l'atelier, tous mes compliments et souhaits pour la nouvelle année. Les souvenirs sont en train; seulement, je suis soufi'rant depuis deux mois ; ça retarde beaucoup mes opérations. Espérons que les princes de la science, aidés par Notre Seigneur, vont débarrasser le pauvre nègre de son affaiblissement.
Oui, nous avons été bien éprouvés tous deux en mOme temps. Courage, et mettons de tout ça dans nos peintures ! Je vous embrasse bien tous.