FANTIN-LATOUR
peintre, les traces de la formation de son talent, nous percevons les échos des luttes qu'il a soutenues, les explosions reteatissantes de ses admirations et de ses antipathies, pour ne pas employer le gros mot de haines; nous avons enfin toute une biographie très attachante de Fantin, où l'homme revit à côté de l'artiste : celui-ci au milieu de ses œuvres, celui-là au milieu de ses amis.
Ce qu'il y a de très frappant chez Fantin-Latour, ce qui fait que sa vie et ses confidences intéresseront toutes les classes de lecteurs, c'est qu'elles n'évoluent pas seulement dans le cercle de la peinture; c'est que, par l'étendue et la culture de son esprit, par les profondes jouissances que lui procuraient les chefs-d'œuvre de la littérature et de l'art des sons, par les milieux littéraires et musicaux où il se plaisait, il n'était pas seulement un peintre, mais un artiste dans la plus large acception du mot, comme un poète du pinceau, qui aurait rêvé d'être aussi compositeur pour émouvoir plus profondément les foules.
C'est donc aux publics les plus divers que ce livre s'adresse, car la variété en constitue un des grands attraits, tout autant que la diversité des nombreuses illustrations qui l'accompagnent : groupes d'artistes et d'hommes de lettres, portraits d'amis, tableaux de fleurs, compositions idéales , esquisses et projets inédits, sans oublier de curieux autographes et d'amusantes caricatures qui montrent comment l'on rit tout d'abord de ces magnifiques tableaux, de ces beaux portraits qui, comme l'a dit un critique, raconteront plus tard l'àme des intellectuels du xix*^ siècle.
temps conjurée que par des précautions inlînies et ]es soins affectueux dont il fut bientôt entouré. Au lendemain de la paix, il s'était fiancé suivant son cœur dans une famille ;imie. Dès lors, le voilà remis au travail, et avec quel entrain!
LA Dlil'EXSE DE S A I XT-Q UEXTIX Groupe bronze — 1S82
Lorsqu'au Salon de 18/2 fie premier rouvert après la guerre) apparurent, côte à côte, la Jeanne d Arc, par Chapu, le Corneille, par Falguière, le David vainqueur, par Mercié, le Serment de Spar/acus, par Barrias, ce fut une émotion poignante, virile, singulièrenieiil
Tr. —
^^^^Kr ^H
nftlHSH
(fi
'-^H tiV^I
^HBji
Ei'^^^^^^^l
ra r
MO ZART ENFANT
Statuette bronze, cire perdue — Musée du Luxembourg— J883