‹ L'uvre de Ernest BarriasChapitre 27 sur 37 · MORT DE LA POÉSIE · texte numérisé non relu

MORT DE LA POÉSIE

Esquisse terre cuite — 1903

chaque jour plus assouplie par le sentiment de la grâce. En même temps, ses dernières esquisses allégoriques, le Destin écrasard la Jeimesse entre ses hras, la Chimère victorieuse, trônant sur le globe,

LE DESTIN Esquisse bronze — 1903

au-dessus de toutes ses victimes, \e Joh accusateur étendu sur son fumier, révèlent, dans cette âme endolorie et compatissante, sous des formes pathétiques, violentes, tourmentées, assez inattendues, la persistance des nobles indignations, devant les injustices de la vie, chez l'auteur du Spartacus et des Premières Funérailles.

Si l'on pense qu'à cette production incessante, Barrias ne voulant ni ne sachant se dérober jamais à aucun devoir, accepta, à la mort de son maître Cavelier, sa succession comme professeur à l'École des Beaux-Arts, et remplit, jusqu'aux derniers jours, ses fonctions avec une régularité et un dévouement qui lui ont valu l'affection de tous ses élèves, on estimera que sa carrière fut une carrière exemplaire, des mieux conduites et des mieux remplies. L'hommage qui lui est préparé par sa famille, ses amis, ses confrères, ne sera qu'un acte de justice.

ERNEST BARRIAS Croquis à la plume de M"" Barrias — 1S73

ïTATUE TOMBALE DK M.VDAMI-. LA DUCHESSE D ALENÇON, MORTE AU DAZAR DE LA CHARITÉ Marijre — Basilique de Dreux — 1904

L'ŒUVRE

DE

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