‹ L'Œuvre Ophthalmologique de BouissonChapitre 10 sur 21 · VIT. — CONJONCTIVE · texte numérisé non relu

VIT. — CONJONCTIVE

Ophtalmie subaiguë avec formation de fausses membranes à la surface de la conjonctive

In Annales d'oculistique, 1847 ?

Remarques sur l’'ophialmie pseudo-membraneuse

Œuvres complèles, t. I, p. 101-120

Ayant eu l’occasion d'observer un cas de conjonctivite à AE membranes, Bouissox en fil mention dans un compte rendu de la Clinique chirurgicale de Montpellier. Cette indication succincte fut honorée d'un appel du rédacteur en chef . des Annales d’oculistique : « Nous conjurons l’auteur de nous initier à la connaissance de cette maladie. Le zèle dont il s’est toujours montré animé pour le progrès de la science et le bien de l'humanité nous est un sûr garant qu’il se rendra à notre appel. » L'observation de ce cas fut alors rédigée en détails et publiée dans le journal de Florent Cunier.

L'importance historique de cette observation nous oblige à la résumer :

- Le 28 novembre 1845; un douanier de 46 ans présenta les symptômes suivants :

Paupières rouges, tuméfiées, à bords renversés en dehors et tendues transversalement, laissant échapper une sécrétion abondante de matières muco-purulentes. La conjonctive

SEPOD re chémotique recouvre complètement la cornée. Le tissu cellulaire de l'orbite participe à l’inflammation. Le globe de l'œil, refoulé en avant, est le siège de douleurs avec irradiations orbitaires, dont l’acuité empêche tout sommeil.

Pas d’antécédents généraux. Ophtalmie trois mois auparavant.

Saignée de 300 grammes ; 20 sangsues à la tempe ; onguent mercuriel belladoné en frictions péri-orbitaires; collyre à l’eau de pavot.

Le 30, opium, calomel, excision d’une portion assez étendue de la conjonctive.

Le 31, développement d’une membrane d'aspect grisätre dans l’interstice palpébral. Le chirurgien, pensant que le phimosis oculaire déterminait la mortification d’une partie de la conjonctive herniée, débride l’angle externe.

Le 2 décembre, la couche grisàtre a augmenté de volume. Elle est attirée avec des pinces, sort sans difficulté, et, à l’examen présente tous les caractères d'une pseudo-membrane infiltrée de pus. Au-dessous, la conjonctive était très rouge et fort sensible. Même traitement ; de plus un vésica-. toire au bras.

Le 3, nouvelle pseudo-membrane. Extraite seulement, deux jours après, elle avait l'apparence de fibrine solidifiée avec du pus dans les aréoles de sa face profonde.

Mise dans l'eau, elle prit un aspect tomenteux et frangé. Pas d'examen microscopique.

Même traitement; bain de pied acidulé avec l'acide hydrochlorique . :

Le 5, l'œil droit paraît chassieux, rouge et enflammé. Collyre au nitrate d'argent.

Le 7, OD amélioré.

OG. Fausse membrane enlevée, on voit la cornée ulcérée et détruite en partie avec hernie de l'iris.

of

La sécrétion purulente persiste à OG pendant une quinzaine de jours. L’œil se vide, s’affaisse et s'atrophie. L'œil droit est sauf. |

Bien plus tard, ce malade présentait à l’œil gauche une transformation cutanée de la conjonctive, recouverte d’une légère couche furfuracée, comparable à de petites squames épidermiques.

Bouisson publia cette observation sans commentaires. Eile n’en attira pas moins l'attention du monde scientifique. CHASSAIGNAG, peu après, signala une forme de conjonctive pseudo-membraneuse observée dans l’ophtalmie des nouveau-nés. PRITCHARD, dans le British medical Journal (nov. 1857), publia un travail sur l'ophtalmie diphtéritique. Vers la même époque, Grære (de Berlin) fit connaitre des observations analogues. WARLOMONT et TESTELIN, MAGNE, reportèrent, plus tard, l'attention sur ce point.

Mais depuis 1845 d'autres faits isolés, semblables au premier, s'étaient présentés à l’observation de Bouissox. Pendant une épidémie de diphtérie, le professeur Courry et lui en examinèrent simultanément un certain nombre. Aussi pensa-t-il devoir décrire cette affection d’une façon plus complète. Il publia, en 1859, les Remarques sur l'ophtalmie pseudo-membraneuse, étayant ses descriptions sur ses observalions personnelles et les publications les plus récentes. Voici les caractères de cette ophtalmie :

La cause spécifique, si toutefois elle existe, n’est pas prédominante. Un rôle producteur, très grand, doit être attribué à la disposition propre ou diathèse, el aux causes ordinaires : froid, traumatisme, épidémicité.

Fréquente chez les enfants, surtout pendant l’évolution dentaire, elle est rare chez les adultes. Commune à Berlin

ni APE (GRære), on ne l’a jamais observée en Belgique (WarLomonr et Tesrecin). Elle est.essenticllement contagieuse.

Bouisson lui attribue une nature spécifique, contrairement à MACKENZIE, qui voit dans la fausse membrane une circonstance particulière de l’inflammation. Alors que, dans la région bucco-pharyngienne ou laryngée, on reconnait des affections diphtlériques distinctes des autres inflammations, pourquoi ne pas admettre leur existence dans la conjonctive, revêtement muqueux analogue à celui de l’arrière-bouche ou du larynx? |

Les symptômes de celle ophtalmie sont, au début, ceux d'une conjonctivite intense avec douleurs aiguës irradiées, sécrétion muco-purulente épaisse et tuméfaction des paupières. Les fausses membranes étalées sur une conjonctive rouge, excoriée el douloureuse, apparaissent plus ou moins vite.

Celte maladie affecte une forme bénigne (formations plastiques peu cohérentes, avec kératile légère et guérison dans la majorité des cas) et une forme grave. Dans ce cas, les fausses membranes sont plus ou moins adhérentes. étalées ou tomenteuses, grisâtres ou comme infiltrées de pus. Au microscope, on les trouve formées de fibrine, organisée en réseau, emprisonnant dans ses mailles des globules de pus.

La cornée, terne, grisètre, s’ulcère rapidement et donne issue à l'humeur aqueuse, au vitré et même au cristallin.

Les symptômes concomitants sont ceux de {outes les ophtalmies purulentes avec fièvre et céphalalgie.

Les conséquences sont l’ulcération de la cornée et l’atrophie du globe, ou, si la cornée a résisté, la production d’un staphylome. Chez un malade, l’auteur observa l’atrophie du globe et de l'appareil lacrymal, xérosis consécutif et transformation cutanée de la conjonctive. Chez d’autres, aflectés de formes moins graves, il constata des granulations secon-

RUN D daires, des adhérences oculo-palpébrales et des opacités | cornéennes,

Le traitement est celui des inflammations violentes : sangsues, saignées, mercuriaux, purgatifs divers, vésicataires, collyres astringents ou émollients, ‘nitrate d'argent, peuvent convenir, suivant la période de la maladie ou l'intensité des symptômes.

Bouissox préconise vivement l'emploi du tartre stibié à haute dose qui, entre ses mains, aurait donné d'excellents résultats :

Enfin, l'enlèvement des fausses membranes, par des lavages, des douches oculaires ou par extraction à la pince, est indiqué dès leur production.

Prophylaxie régionale : occlusion de l'œil sain.

Prophylaxie générale : éviter l'emploi des liquides ou des linges avant servi à des malades.

Ce mémoire est un de ceux qui honorentle plus Boursson,

el son nom resle pour toujours attaché à celui de l'ophtalmie pseudo-membraneuse. Aussi nous pardonnera-t-on d'y avoir si longuement insisté.

Lorsqu'il fut publié en 1859, il succédait à d’autres sur le même sujet. Mais il faut se rappeler que l’aflection. qui nous occupe fut signalée pour la première fois en 1846 par le chirurgien de Montpellier. |

Les traités d'ophtalmologie de SicneL et de DESMARRES, en France, de Mackenzie et MippzemorE, en Angleterre, n’en font pas mention ; Bger, AMMoN, en Allemagne, gardent le même silence.

Toutefois BécLARD, dans son «Anatomie», dit ceci en 1827: « L'inflammation couenneuse ou plastique est moins fréquente que la suppuration dans les membranes muqueuses. Cependant on l'observe dans les voies aériennes... et même

NO re

quelquefois aux yeux. » Warrnon Jones! signale en 1835, sans aucun commentaire, l’exsudation pseudo-membraneuse de la conjonctive. VeLpEau”, en 1840, classe, sans insister, les blépharites en ciliaire, glanduleuse et diphtérique.

Comme ily a loin de ces simples mentions à la détaillée description clinique que nous avons résumée !

Vers cette époque, le monde ophtalmologique était divisé en deux partis très distincts. Les uns trouvaient, avec l'école de B£er, un état dyscrasique à la base de toute ophtalmie. Les autres, avec RoGnerTrA, VELPEAU, BÉRARD et Roux, classaient-les affections de la conjonctive d’après une éliologie basée sur d’exactes données anatomiques.

La découverte des agents bactériens infectieux a ruiné, depuis, ces théories devenues surannées. On sait aujour-

-d'hui que les fausses membranes sont une expression pathologique d'états très différents: moindre résistance des tissus envahis, associalions microbiennes, virulence spéciale de l'infection, etc. Il n'en reste pas moins que, procédant de l'Ecole française par l'exactitude des détails anatomiques et par l'exposé clinique de son observation, Boursson, digne continuateur de VELPEAU, à marqué de son nom l'apparition de l’ophtalmie pseudo-membraneuse dans le cadre nosologique des affections oculaires.

1 WaxRTHON JONES ; Principes of ophtalmic medicin and Surgery, ?e édition, 1835, p. 61.

2? Veupgac ; Leçons orales de clinique chirurgicale, 1840

RC ES

De l'ophtalmie produite par le soufrage des vignes

1863, in : Académie des Sciences, 10 août.— Gazette médicale de Paris. Montpellier médical. — Œuvres complètes, 1. 1, p. 121-148

L'oïdium, affection parasitaire de la vigne connue en Angleterre depuis 1845, fit ses premiers ravages dans le midi de la France en 1854. Cette maladie trouva ses médecins; elle fut traitée par le soufrage. Pendant les années qui suivirent, Bouisson observa à Montpellier un certain nombre de conjonctivites, rattachées par Îles malades eux-mêmes à leurs occupations agricoles. L’attention de ce chirurgien fut naturellement portée vers l'examen de cette cause particulière d'ophtalmie, atteignant dans de grandes proportions la population de la campagne, et, en 1863, il publia le premier travail sur ce sujet. En voici la substance :

Les facteurs étiologiques de cette affection sont des plus divers.

Dans le Bordelais, la Bourgogne, où le soufrage est peu répandu, l'ophtalmie n’est pas connue, et les ampélographes n'en font pas mention. Elle est, au contraire, très souvent observée dans le Languedoc. Les cantons de Gigean, Montbazin, Frontignan, Villeneuve, lui payent un fort tribut. Le soufre est très souvent employé dans ces régions el son aclion nocive est favorisée par la température élevée, la sécheresse de l'atmosphère etd’état de dessiccation du sol.

Etat des poussières sulfureuses. — Le soufre est sublimé ou trituré. Le premier, plus léger, donne une poussière plus adhésive: le second, par la grosseur de ses molécules formant des associations dendritiques, doit fournir une action mécanique plus irritante. D'autre part, le soufre sublimé

Pa Ven

contient plus d'acide sulfurique que le trituré, et si ce dernier agit mécaniquement, le premier l'emporte par son action chimique. L'auteur a d'ailleurs observé un plus grand nombre d'ophtalmies après l'emploi du soufre sublimé.

Instruments de diffusion du soufre. — Le soufflet expose moins que les boîtes percillées, avec ou sans houppe, à la diffusion des poussières sultureuses. Le soufrage des vignes en treilles ou hautains, pratiqué à hauteur des yeux ou audessus, à des conséquences morbides plus fréquentes.

Durée du travail. — Conditions extérieures. — Le soufrage prolongé est plus dangereux. A temps égal, il est plus nuisible vers le milieu du jour, comme pendant la saison des fortes chaleurs. La chaleur, la sécheresse et le vent sont des causes favorables à la production de l’ophtalmie.

Etat des individus employés au soufrage. — Les femmes et les enfants en sont surtout affectés. Certaines affections cutanées concomitantes de la face et du cuir chevelu peuvent être influencées en bien ou en mal par le soufrage.

Symptômes. — Le plus souvent, c'est une conjonctivite simple. Les veux sont rouges, larmoyants, tuméfiés — Photophobie marquée particulièrement vers le milieu du jour. |

Quelquefois cette affection prend l'allure d'une véritable ophtalmie et se manifeste sous plusieurs formes.

La plus commune est l'inflammation de la caroncule lacrymale avec rougeur et tuméfaction de la conjonctive avoisinante. Sensation de corps étranger ; mucus ou sécrétion muco-purulente. D'une durée moyenne de 8 à 10 jours, elle peut passer à l’état chronique.

Une autre forme, moins fréquente mais plus sérieuse, se généralise à toute la muqueuse oculo-palpébrale, donnant

lieu à tous les symptômes de l’ophtalmie catarrhale ; chaleur, rougeur, larmoiement, céphalalgie, sécrétion purulente, photophobie. L'angle externe de l'œil est irrité et comme éraillé. L'apparition de cette forme plus grave est favorisée par la prédisposilion, l'ectropion, les blépharites chroniques avec madarosis.

Un troisième mode consiste dans la coexistence d'ecchymoses sous-conjonctivales avec l'inflammation du grand angle de l'œil. Les extravasations sanguines sont surtout péri-cornéennes el s'étendent vers l’ahgle externe. Il n’est pas d'un pronostic plus grave que le précédent.

Dans ces trois formes, l'auteur n'a jamais vu survenir l'inflammalion de l'iris ni des parties profondes.

Traitement. — Moyens prophylactiques. — Restreindre la quantité de soufre, se servir du soufflet, employer les soufres triturés, et protéger les yeux avec un voile de gaze. ,

Moyens curatifs. — Lavages à l’eau simple ou saturnisée dans les cas bénins. Dans les irritations plus intenses, la recherche et l'extraction du grésil de soufre soulagent la douleur.

Lorsque la conjonctivite est confirmée, collyres laudanisés, lavages avec un liquide additionné d’eau distillée de laurier-cerise ; compresses à l'extrait de belladone, contre la photophobie ; les vésicatoires, les purgatifs, sont rarement indiqués.

Boutrsson fait, en terminant, de cette conjonctivite une affection professionnelle pouvant se rapprocher des conjonctivites des vidangeurs ou mitte, des employés de manufactures de tabac, des remouleurs, plâtriers, marbriers, malelassiers,- etc.

IL ne reste plus rien aujourd'hui de cette affection systé-

opte

matisée par Bouisson. Les classiques n’en font plus mention. La microbiologie et la clinique sont venues mettre les choses au point et classer dans des groupes différents les faits disparates assemblés autrefois. — L'action mécanique du soufre sur la conjonctive est-elle négligeable? Non, assurément. — On connaît bien aujourd’hui l’action exercée par les matières inertes sur la conjonctive et le développement prodigieux des microbes qu’elles occasionnent par leur seule présence: — Mais, sans les agents animés, que peuvent les matières inertes, sinon procurer une simple irritation? — L'action chimique du soufre dont il se préoccupait est, ellemême, très négligeable, comparée au pouvoir des toxines microbiennes. ÿ

Les formes cliniques décrites par Bouissox se sont fondues dans des groupements nouveaux. L'inflammation de la région caronculaire ne diffère en rien de l'actuelle conjonctivite angulaire et l'injection généralisée de la conjonctive, avee sécrétion muco-purulente qu'il décrivit, ressemble étrangement aux conjonctivites catarrhales à bacilles de

Wecks ou de Morax.

Nous-même, tout dernièrement, avons observé, dans le service du professeur Truc, un cas de conjonctivite subaiguë très nettement attribué par le malade au soufrage des vignes. L'examen microscopique nous a fait déceler dans la sécrétion muco-purulente des culs-de-sac la présence du diplobacille de Morax.

Cependant, il faut reconnaître à Bouisson le mérite d’avoir décrit, à celte époque, une affection qui, à bon droit, lui paraissait être nouvelle, et d’en avoir recherché, avec les causes, le traitement prophylactique et curatif.

Thérapeutique des affections de la conjonctive.

TRAITEMENT PAR LE CHLOROFORME DES OPHTALMIES EN GÉNÉRAL.— In Traité de la méthode anesthésique. — Œuvres complètes. T. VI, p- 550-551.

Bouissox rappelle la pratique de MacrenzE et CUNIER faisant des inhalations anesthésiques dans le traitement des inflammations oculaires accompagnées de photophobie, et celle de UyYTTERHŒVEN, qui emplovyait le chloroforme en collyre contre la photophobie scrofuleuse à la dose de VIII gouttes dans 30 grammes d’eau. Il déclare en avoir obtenu des résultats extrèmement favorables par son emploi en frictions sur la région fronto-temporale, à la dose de XX à XXX gouttes, dans des cas d'ophlalmie chronique avec photophobie. |

OPHTALMIE BLENNORRAGIQUE. — Bouisson croyait en 1848, avee les autres auteurs, à la métastase de l'ophtalmie blennorragique et à l'infection directe. Si l'uréthrite tarissait au commencement de lophtalmie, il y avait métastase, sinon contagion directe '. En 1852, ses idées s'étaient légèrement modifiées; ildisait, dans une leçon clinique ?, que si la métastase existe quelquefois, elle est excessivement rare. Le plus grand nombre de cas relève de la contagion.

Toutefois, il la considérait comme particulièrement grave, et il employait contre elle les remèdes les plus divers : le

1 Gazy; Quelques considérations sur l’ophtalmie blennorragique. Thèse de

Montpellier, 1848, ne 62.

2? Forquer ; De l'ophtalmie puruleute considérée au point de vue de l'étiologie

t du traitement. Th. de Montpellier, 1852, n° 53.

calomel comme dérivatif et antiplastique, l’onguent mercuriel autour de l'orbite comme résolutif, la belladone contre la déformation pupillaire, les collyres laudanisés, nitratés ou copahivés, les dérivatifs intestinaux, les révulsifs aux extrémités inférieures, les exutoires à la nuque, etc. ‘

Un bourrelet chémotique et'l’ectropion par spasme indiquaient des scarifications de la muqueuse herniée et le débridement des paupières par incision de l'angle externe de l’œil?.

Dans un cas attribué à l'infection directe, les sangsues ne firent rien, pas plus que l’onguent mercuriel, les collyres au nitrate et le calomel. — Ea maladie s’aggravant, Bouisson prescrivit le tartre stibié. Le malade eut des vomissements, des selles et... guérit. La guérison aurait été obtenue grâce au tartre stibié. « On sait combien l’action hyposthénisante de ce médicament est puissante sur le dynamisme, quelle sédation il produit sur l’activité vitale, combien, enfin, il a . d'influence sur l'absorption et les sécrétions * ».

Le tartre stibié avait été employé avant Bourssox dans des cas d’ophtalmie s’accompagnant d'embarras gastrique On le donnait à la dose de 0,05 à 0,10 centigr. Boursson l’a prescrit le premier pour ses effets antifluxionnaires et hyposthénisants .

La formule était : é Tartre stibié..... Mere 0440à) 045 0 Eau distillée tte 0 00cent-cubes:

SIFOp. diacode nn AS ere Eau de fleurs d'oranger... 15 gr.

à prendre d’héure en heure par cuillerées.

È GAL : loc “ere

? Puce; Aperçu sur les symptômes de l’opht. blennorragique. Th. de Montp ellier, 1850,n° 32.

5 Gazv: doc. cit.

4 CaLas ; Cons. sur le traitement des ophtalmies. Th. le Montpellier, 18549 n° 53 Ë

Page 1