‹ L'Œuvre Romaneque de Thomas-Simon GueulletteChapitre 32 sur 78 · RÉ. ES · texte numérisé non relu

RÉ. ES

comme date de publication, aux contes tartares, l’année 1723. Erreur, avons-nous dit, puisqu'il y a deux exemplaires à la Bibilothèque Nationale, qui portent la date de 1715 (1). :

Gueullette dédie ces contes à son Altesse Royale, Monseigneur Je Duc de Chartres ; et, dans cette lettre dédicace, auteur nous révèle ses intentions :

« Le livre que je prends la liberté de présenter à votre Alltesse Royale, dit-il, est de la nature de ceux qui peuvent instruire en divertissant. Quoiqu'il traite. une matière qui paraît badine, il ne laisse pas de conduire à l’utile par la morale qui y «est renfermée. »

Le but de Gueullette est donc bien clair, « instruire en divertissant ».Nous pouvons remarquer, à Ce propos, que les intentions de l’auteur ont évolué d’un recueil à un autre. Dans les Soirées Bretonnes, Gueullette ne voulait qu’amuser, mais ici, trois ans plus tard, il veut instruire en amusant. k

En guise d'introduction à ses contes tartares, l'auteur se sert d’un procédé semblable à celui dont il s’est déjà servi.

Le roi Astracan, devenu aveugle, se fait raconter, un quart d'heure par jour, des contes pour se divertir, C’est un pastiche manifeste des Mille et Une Nuits. où le Sultan se fait également raconter des histoires chaque nuit, pour apaiser sa colère. Cette introduction, assez longue d’ailleurs, commence avec l'Histoire de Schems-Eddin. | |

Schems-Eddin, un enfant trouvé, fut élevé par les pauvres gens qui l’avaient adopté. Pendant sa jeunesse, il apprit le métier de tailleur, et devint si expert dans cet art, qu’il pouvait, à la seule vue d’une per-

() Côtes Y2 2057 et y2 40860.

Lors

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