‹ La Banque d'Angleterre et les Banques d'ÉcosseChapitre 2 sur 75 · I.FS baxoi'f.s d'êcosse · texte numérisé non relu

I.FS baxoi'f.s d'êcosse

Inlroducthn. — L'agricultiire et le créilit

[.es banques d’Ecosse 482

Tableau des Banques d'Ecosse <90

Taux iiiiiiiiinim de l'escoiiipic du papier écossais depuis décembre 18.38 jiiS(|u’en mai 1SQ7 [io9

AYANT-PROPOS

Je me proposais depuis quelque temps de refondro divers travaux sur la Banque d'Angleterre, afin de rotracer l’iiiatoire et de décrire le mécanisme de cette grande institution financière. Quelque désir que j’aurais eu de donner à ma pensée une expressioti moins imparfaite, je me détermine à publier ces écrits dans leur forme pi*emièi*e, sans modification aucune. L'n de mes confrères de l’.\cadémie des sciences morales et politiques n dirigé contre les fragments mis au jour une attaque violente, de tout point injuste. Afin quo chacun puisse prononcer, je reproduis ces travaux, si sévèrement appréciés, eu les faisant suivre des cri-

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tiques ardentes qu’ils ont provoquées. J’y réunis les documents indiqués par M. Michel Chevalier dans sa dernière lettre, alors qu’il avait été déjà prévenu de mon intention ; je les fais suivre des réponses adressées à V Avenir commercial, dont les arguments présentent un grand air de parenté avec ceux dont s'est servi M. Michel Chevalier, et de la correspondance échangée sur le même sujet avec mon honorable ami, M. Jules Duval, directeur de l'Économiste français.

Peut-être l’étude consacrée à la Banque d’Angleterre ne perdra-t-elle rien à se produire sous cette forme. Au lieu d’un ouvrage purement didactique, ce volume présente un e.xposé plus animé des principes, saisis dans leur application vivante. Aucun point essentiel no se trouve omis, et les explications provoquées par la polémique ne laissent de côté rien de ce qu’il est utile de connaître pour apprécier le système de la Banque d’Angleterre, V Act de 1844 et la situation présente de la question des banques et du crédit au delà du détroit.

Los rapports entre la doctrine adoptée par nos

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voisins et les débats soulevés chez nous au sujet de la Banque de France, sont étudiés dans un.chapitre distinct. Enfin j’ai examiné l’institution si féconde et généralement si mal comprise des Banques d'Ecosse. J’espère que les documents, entièrement inédits, sur lesquels je m’appuie, rectifieront certaines idées trop facilement acceptées en cette matière, et que l’on cessera d’attribuer au mécanisme admirable des banques d’Écosse une signification erronée. Loin de fournir un argument à ceux qui prétendent trouver dans l'émission libre la panacée du crédit, les banques d’Écosse, sérieusement étudiées, montrent combien est fragile et restreinte l’action de cet instrument, en comparaison de la force qui découle de l’agglomération et de la distribution du capital.

Afin de contrôler mes appréciations, je n’ai pas voulu me contenter des travaux d’Adam Smith, de Macculloch, deriilbart, de Wilson, de James Stirling, de JVlacleod et des nombreux documents parlementaires; j’ai écrit au directeur d’une des plus anciennes et principales banques d’Édimbourg, en le priant de

AVANT-PBOPOS.

m’envoyer un bon ouvrage spécial sur la matière. Voici un passage de la réponse que m’a faite ce financier habile qui est en même temps un économiste distingué :

« il n’existe aucun bon ouvrage sur les banques d’Écosse, je le dis à regret *. »

Les hommes d’afl’aires d’Angleterre et d’Écosse agissent beaucoup, parlent peu et écrivent encore moins. Cela explique la lacune signalée et les renseignements imparfaits propagés au sujet des banques d’Écosse. Si ce livre peut combler en partie une lacune aussi regrettable, les recherches qu’il m’a imposécïs rencontreront une suffisante récompense.

Je termine en ce moment un volume sur le chamje el la circulation : il ne tardera point à paraître. 11 sera le complément naturel du présent ouvrage.

L’influence dominante du chniKjc sur la question de l’unité ou de la mulliplicilé de l’émission, et l’e.xamen des problèmes relatifs à la nature du billet de banque et à la circulation monétaire, formeront la ma-

* « Tliere is no good work ou Scolcli Banks, I aiu sorry to say. »

AVANT PROPOS

lière de ce dernier traité. Joint à ma (h-position dans l'enquête ' et à mon ouvrage la Question des Banques \ il complétera l’exposition de mes doctrines snr rémission des billets.

ViroOav, (''juin 1807.

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