I. -— La force motrice locale
Malheureusement elle fait à peu près défaut, et c’est la plus grave lacune que l'Afrique du Nord trouvera dans l'extension de son industrie.
En fait de houille, il n'y a qu'une seule mine, insignifiante, à Kénadsa, près Colomb-Béchar, occupant 340 ouvriers, qui à fourni 4.000 tonnes en 1923, 9.000 en 1924, et peut aller jusqu’à 30.000; elle alimente le réseau oranais.
L'Afrique du Nord est assez mal pourvue en houille blanche : les cours d’eau sont faibles, débordent en hiver, sont à sec en été; le développement des grands barrages en cours d'exécution l’augmentera, mais elle ne sera jamais bien grande; en 1925, il y avait en Algérie 16 usines hydro-électriques donnant 3 millions de kws alors qu'il en a été distribué 59 millions (lu- : mière 16, force 43). :
On a bien trouvé des traces de pétrole un peu partout en Afrique du Nord, surtout en Oranie, et, si l’on fonde les plus beaux espoirs sur la production pétrolifère, (surtout à Petitjean), 1l n’y a encore en exploitation que la Sté algérienne de ‘Thouanet, près Mostaganem, occupant 100 ouvriers qui on a extrait, en 1993, 1.300 tonnes de pétrole brut (50.000 à Pechelbronn).
L'Algérie-Tunisie ont enfin 3.046.000 hectares de | forêts utilisables pour la production du charbon de bois, mais celle-ci est entravée par la difficulté et la cherté des transports dans des régions montagneuses sans bonnes routes : en Algérie, la fabrication du charbon
Le RER
de bois est représentée par 11 exploitations importantes (en dehors des nombreuses petites indigènes)-occupant 900 ouvriers et donnant environ 20.000 tonnes.
L'Afrique du Nord doit donc importer presque tous les facteurs nécessaires à sa force motrice : en Algérie 919.000 tonnes de houille en 1923 et 469.000 hl. de pétrole, -