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L'Algérie agricole et vinicole, 3 décembre

2. Ce que l’Algérie agricole et vinicole appelle « 1 les de la Banque de l’Algérie ». LE er au bans

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montaient de 4.500 à 7.500 francs.

Les colons avancèrent des accusations sans fondement et souvent enfantines, telle une prestation de 75 millions à la Colonie proposée par la banque en 1924 au moment où elle craignait devoir faire élever sa limite d'émission, et qui ne fut pas rappelée lors de Paugmentation de décembre 1925. On fit d’abord, dès le début de décembre, une souscription à laquelle la plupart des groupements agricoles répondirent, caisses locales et régionales, syndicats, associations.

Les tracts demandant la souscription furent distribués dans les rues des villes, des affiches furent placardées dans les rues. |

Les journaux agricoles consacrèrent leurs articles de fonds à la question de la banque agricole.

Cette dure campagne dura environ 6 mois : elle donna lieu à des articles extrêmement violents, dont la citation même d’extraits serait déplacée ici, vu leur ton de basse polémique, car il est inutile de s’attarder à des controverses si vives et si récemment terminées.

D'ailleurs toute la presse ne partageait pas l'avis des colons? :

Dans la colonie même, des journaux repré-

1. Echo d'Alger, Echo d'Oran, Progrès de Sétif, Progrès de Bel-Abbès, La Tribune Agricole, Evolution Nord-Africaine, Dépêches. Algérienne, Tunisienne, Coloniale, de Constantine, mais surtout les deux plus puissants où se concentrèrent les efforts : L'Algérie agricole et vinicole et la

: Voix des Colons.

2. Le Journal des Débats, le Petit Provençal (de février et avril), Le Journal et surtout Le Temps (dimanches 14 et 28 février, 14 mars et 23 mai 1926); ainsi que dans des revues économiques, tel Æconomiste Européen (supplément colonial, 15 janvier 1926 et 18 mars 1927).

présentant le commerce, l’industrie, les fonctionnaires, les ouvriers, bref, les éléments non colons!

Des groupements témoignèrent publiquement de leur réprobation pour les agissements des colons, se ralliant à la politique de la Banque de l'Algérie : Chambres de Commerce, Syndicats commerciaux algériens (Mascara, Mostaganem, Souk-Ahras, Sétif, Sidi-bel-Abbès), Bourse du travail d'Oran, ligue des familles nombreuses, syndicats des employés des postes;

chez les colons eux-mêmes il y eut des défections: telles les démissions de la Fédération des caisses régionales, du Président de la Société agricole de ‘unis membre du Grand «,onseil de la Régence et du Président de la Société agricole de Constantine, délégué financier.

On voit les arguments de chaque adversaire : le parti colon présente la banque comme «un établissement de crédit qui, méconnaissant son rôle, a provoqué tant de ruines, et qui, sur ces ruines, a assis la plus formidable puissance financière ».

Les commerçants et fonctionnaires qui se désolidarisent des colons sont traités de « défaitistes agricoles ».

Le parti adverse répondait :

Nous voulons bien que l’agriculture soit aidée, mais: à condition que, seuls, les petits colons profitent des subventions du gouvernement qui, après tout, sont prélevées sur les impôts que nous payons; pour cela, il faut d’abord, non pas comme le veulent les gros colons, «reviser le privilège de la Banque de l'Algérie » mais bien plutôt contrôler rigoureusement les caisses de

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