SCÈNE TROISIÈME
CHABANON
Oui, oui, c’est juste. (Un temps.)
LÉONTINE
Monsieur, je n’ai pas le temps de vous attendre. Le docteur ne sera plus chez lui. Il est inutile que vous m’accompagniez.
CHABANON
Je TOUS en prie, une seconde , j'aurai le plaisir de vous oUrir mon bras.. . sapristi !... cette clé....
Il cherche.
LÉONTINE, impatiente.
Oh! monsieur, monsieur...
CHABANON
Voilà... voilà... c’est que je ne la trouve pas... Ma foi, aux grands maux les grands remèdes.
LÉONTINE, à part.
Que va-t-il faire?... (Chabanon est remonté, a pris un couteau et un marteau et se prépare à faire sauter la serrure du placard. — Coup de marteau. — A part.) Je suis prise ! (Tombant sur uoe chaise^ avec iiu cri. ) Ah !
CHABANON
Qu’est-ce?
LÉONTINE
Ne frappez pas ainsi, ça me résonne dans la tête.
CHABANON
Je ne frapperai plus, je ne frapperai plus, (a part.) Saprelotte! Comment donc m’y prendre? (Haut.) Sans frapper, vous allez voir... tout doucettement... (Seulement arec le couteau il parvient ' à faire sauter la serrure. Le placard s'ouvre.) La, VOyeZ-VOUS ?....
LÉONTINE feignant une crise nerveuse et jouant des bras et des jambes.
Ab ! ça m’a résonné dans la tête.... Ab !.... ah !....
CHABANON, son pardessus à la main, perdant la tète.
Elle se trouve mal ! Ab I mon Dieu, mon Dieu !
LÉONTINE
Mes sels.
CHABANON
Oui, oui, voilà... où sont-ils?