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SCENE VI LORSAY, HUBERT, MASSUT, puis ROSINE

C'est bien ici la loge de Madame Bernier ?

LORSAY

Oui, Monsieur.

Il profite de la porte ouverte pour sortir.

u LA i:\Mll.l.

Qui es! I

Ccsl moi.

ROSINE

Qui ça, voua '

Hubert... Huberl <1<- Plouha...

Augttfttfoc pouss.- ur

ROSINE

Huhei'l !... ça n'es! pas possible».. < >li ! par exemple! ça, c'esl trop fort... attendez-moi

une seconde... je suis à vous.

C'est vous qui avez poussé ce cri, a

l'instant?

ROSINE

Non, c'est Augustine.

Elle csl là ?

AUGUSTINE, dans le cabinet.

Oui, Monsieur Hubert, je suis là.

HURERT

Bravo, cxcellenle femme!

ROSINE, toujours dans le cabinet.

Mais, au fait, il faut que je vous présente : Monsieur Paul Lorsay, railleur de la jolie pièce que nous jouons, Monsieur Hubert de Plouha.

IIURERT, faisant une profonde révérence à Massut, et lui tendant la main, malgré ses protestations.

Je suis enchanté, Monsieur, de faïrevotre

M LA BAS( i II.

connaissance J'ai <l<'j;'i entendu < i n< j f< \ otre piè( ae m'en lasse pas et, chaque

fois, j'y découvre de nouveaux agréments. El comme vous connaissez !<• xviii*: vous le faites n-\ ivre avec nn< . une imper-

tinence, une poésie... Vous devez aimer cette époque-là pour la >i }*i<*n peindn

Ah ! la jolie époque d'esprit, de bravoure, d'élégance... il faul l'aimer el surtoul la regretter.. .

Sur cm derniers mo le est entrée; <-lle a en!

sa rolie et revêtu un p'-igru'ir très élégant.

HUBERT, apercevant Rosi:

Ah ! chère amie.

ROSINE, s<- jetant dans ses bras.

Ah! ce bon Hubert... Ces! bien vous, on s'embrasa

Si on s'embrasse !

Ils s'embrassent.

ROSINE

C'est pourtant vrai que c'est vous... Je ne peux pas le croire. Vous permettez... il faut que j'essaye un nouvel arrangement pour ma perruque.

Mais je crois bien... C'est très important.

Rosine s'installe devant sa coiffeuse et remet sa UHe entre les mains de Massut, qu'Hubert regarde avec stupeur.

Ça n'est pas facile d'arriver jusqu'à vous.

ROSINE

Oui... ce soir, il y a une consigne très

M LA BÀS( i LE

sévère; commenl avez-vous f;iii pour p.

sei

Je me suis presque battu avec le concierge... .T < * lui ai dil que j'étais le sous-directeur des Beaux-Arts.

ROSINR

Vous devez en avoir <l<-s ch( me

dire depuis le temps.

Je crois bien.

A ce moment Lorsay rentre.

ROSINE, à Loi-

Où donc étiez-vous pass<

LORSAY

J'étais allé à coté : j'avais deux mots h dire à Jamine... je reviens chercher mon

pardessus.

ROSINE, lui tendant la main.

Au revoir, on vous verra bientôt.

LORSAY

Je ne pense pas, je vous ai dit que je partais à la campagne.

ROSINE

Ah ! oui, c'est vrai... Alors, pensez à moi, travaillez bien.

Lorsay met son paletot. En le mettant, il laisse tomber sa canne, puis son chapeau en voulant ramasser sa canne ; il se cogne contre la porte en l'ouvrant et manque de tomber en la refermant.

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