L.v BAS4 I LE
.!<• \nih ai enfermé.
m BBR1
< )ni. vous m'aurez enfermé sans y pei
ROSINE
si... si... en y pensant, je l'ai f;iii exprès.
m i.iin Allons donc ! Quelle plaisantent
ROSINE
Ça n'esl pas une plaisanterie. Vous êtes l)ol et bien enfermé.
C'est très drôle, mais il est huit heures .
et mon dîner!... je ne suis déjà |>a^ en avance, descendez m'ouvrir.
ROSINE
Non, non, je ne vous ouvrirai pas. Vous comprenez, je veux être sûre de vous retrouver en revenant du théâtre. Il peu! se passer tanl de choses d'ici-la... vous allez rentrer dans votre famille. Avec vous, on ne sait jamais. Je n'ai pas (Une, je veux souper.
Puisque je vous jure que je viendrai vous chercher au théâtre.
Non, non, vous m'avez reconquise avec vos protestations d'amour. Je vous liens, je vous garde.
Ça m'est égal, Adrien m'ouvrira quand vous serez partie.
D KSi III.
ROSINE
Je ne crois pas. Je vais lui donner des ordres.
Alors, j'enfoncerai la porte.
ROSINE
Ellr es! solide.
Je sauterai par la fenêtre.
ROSINE
Ne dites donc pas de bêtises : vous êtes au deuxième étage.
Je crierai, je hurlerai jusqu'à ce qu'on vienne.
ROSINE
On ne vous entendra pas: à cette heure-
ci, il ne passe pas grand monde sur le Ranelagh, et vous êtes entre deux hôtels dont les maîtres sont encore à la campagne.
Vous avez pensé à tout. (Test de la séquestration.
ROSINE
Le séquestré de Passy ï
Ça ne se fait plus de nos jours.
ROSINE
C'est très dix-huitième, ça doit vous plaire.
Ça peut vous mener loin.
ROSINE
Vous vous plaindrez au lieutenant de pois.
i.\ BA8< i LE
lice, \ oui obtiendrez une lettre de eachel el vous me ferei enfermer su Porl -rEvêqi
Non, sérieusement, Rosine, i duré ; vous savez ce, que vous Faites .' toul ceci peu! avoir les conséquences les plus graves... Si<c'esl une vengeance^ elle est indigne de vous.
ROSINfi
Allons, ne commencez pas à faire leg l)Ourdon. Quatre heures son! bienvite passées : vous regarderez des gravures et ma bibliothèque est â votredisposition. Je serai là à minuit el demi, minuit trente-cinq au plus tard, etnon> souperons comme le soir où vous m'avez revue, ce sera très gentil.
Ah ! ne comptez pas sur moi pour sou-
LA BASCULE SfiS
[)or... Je vous assure quVu rentrant vous passerez un vilain quart d'heure.
ROSINE
Aussi, il est probable que je ne rentrerai pas seule.
Gomment, vous ne rentrerez pas seule?
Oh ! mais vous êtes une femme dangereuse !
ROSINE
Je suis une fantaisiste, et c'est pour ça que vous m'aimez. D'abord, pour un homme marié dans les conditions où vous l'êtes, mon cher, toutes les femmes sont dangereuses. Je vous ai rendu votre liberté tout à l'heure... il fallait en profiter. Vous aviez besoin d'une leçon... vous vous tirerez de là comme vous pourrez, d'autant plus que j'ai pour principe que, dans la vie, tout finit
264 LA DASCI
toujours par s'arranger, Adieu I J'ai ju le temps d'aller au th<
■ •il riant I et BUT.
HUBE1 i •llt-
Rosine... Rosine.. . I l'est effrayant '. I effrayant! .!<• suis perdu... et mon dîn< qu'est-ce que je vais dir< st effrayant!
Comment sortir de là? Je suis perdu ! Ah! la coquine !
Il jette Sun chapeau à terre <•!.<!<• i . i coup de
pied dans la table à thé ; l<
RIDE ATI