‹ La BasocheChapitre 25 sur 98 · SCÈNE X . Les Mêmes, GUILLOT, puis COLETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE X . Les Mêmes, GUILLOT, puis COLETTE

GUILLOT, ouvrant sa porte.

Que désirez-vous?

MARIB

Un gîte pour... mon mari et pour moi.

GllLLOT, à part.

Ce sont des gens de la province qui viennent pour les fêtes .

LE DUC, à part.

S'il pouvait lui dire que son auberge est plein...

(Il fait des signes à Guillot.)

Alors, c'est une chambre qu'il vous faut. (Gestes désespérés du auc.) Non?... Ahl je comprends. Deux chambres sans doute?

MARIE

Oui, deux chambres séparées...

GUILLOT, à part.

Deux chambres ! pauvre petite ! (Se ravisant.) Aii fait, j'y gagne, moi. (Haut.) J'ai votre affaire.

LE nrc, à part.

L'animal !

GUILLOT

Seulement ce serp cher.

LE DUC

Ah 1 alors... (a Marie.) Allons-nous-en, c^est trop cher.

(Il foît mine de s'en aller.)

MARIE

Pour nous? Vous voulez rire ?.. Combien?

GUILLOT, à part.

Ils ont l'air cossu. (Haut.) Dix écus d'or... Ah! dame, on n'a pas cette occasion tous les jours de voir de près une reine de France, lillle fera son entrée dans Paris demain, sur le coup de midi. Vos seigneuries pourront l'admirer à leu** aise de leurs fenêtres... et, comme on la dit fort jolie, ce n'est pas trop demander, je crois, que dix écus, pour un pareil spectacle ?

MARIE

(Certes non. (Bas au duc.) 11 est fort civil, cet aubergiste.

GUILLOT

Auprès d'elle chevauchera le duc de Longueville, celui qui Ci^l allé Tépouser en Angleterre au nom du roi. (Bas.) S'il n'y avait que lui, je vous céderais mes chambres à moitié prix.

LE DUC

Pourquoi donc?

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