‹ La BasocheChapitre 44 sur 98 · ACTE DEUXIEME ^T · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME ^T

COLETTE

Qu'avez-vous?

MARIE

La fièvre m*oppresse, Une langueur enchanteresse, Comme la nuit succède au jour, Remplace brusquement mon rire par des larmes.

COLETTE, riant.

Je reconnais le mal qui cause vos alarmes : G*est l'amour.

MARIE

De Tamour, Oui, c'est le signe, Ce trouble ravissant qui cause mon effroi.

(Avec rjcJat.l

Taime 1

COLETTE

El qui donc?

MARIE

Le roi.

COLETTE, avec un mouvement.

Le roi?

MARIE

En est-il un plus digne?

COLETTE

A peine Tavez-vous entrevu ce matin.

b% LA BASOCHE

MARIB

Un seul regard suffit à fixer mon destin,

Tout me plaît et m'enchante.

Tout me séduit en lui, 4utour de moi iouî chante El souni aujourd'hui.

C'est l'amour, douce flamme, Qui pénètre en mon cœur, Et qui remplit mon âme De joie et de bonheur !

COLETTE, d'un air pincé.

Votre cœur, vraiment, Prend feu bien rapidement.

MÂRIB

Chacune doit, bourgeoise ou bachelette, Aimer son roi.

COLETTE

Puisqu'il en est ainsi, Sachez-le donc, jo l'aime aussi.

MARIE, éclatant de rire.

Qui? toi, Colette?

COLETTE

Vous riez?

MARIE, riant toujours.

Eh! crois-tu Que jamais un roi se vante De triompher de la vertu D'une servante?

AOTiS DfitJXiÈMB

COLETTB, vexée, avec une révérence.

Sauf le respect que je vous dois, Si je sais compter sur mes doigts, Ma conquête vaut bien celle d'une bourgeoise.

MARIE

Holà! vas-tu-me chercher noise?

REPRISE DE l'ensemble

COLETTE, à part.

[làire, Si de mon rang je pouvais Etc.

MARIE, à part.

[faire Et c'est à moi qu'elle vient Etc.

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