ACTE PHEMIKR
LKVEILLE
Celte fillette est en démence :
11 ne la connaît pas.
(Il cherche à entraîner les clercs.)
CLÉMENT, bas à Colette.
Colette, il faut être clémente Mon honneur est en jeu.
(Colette fond en larmes \ (Bas, àl/veillé.)
Vois, elle plem-e et se lamente, Mieux yaut risi^uer l'aveu.
(Lévçîlîé '.VinpAche de parler.) ROLANn, AUX clercs.
Pe son crime, il nous faut la preuve.
(A Colette.,
Point de mots superflus.
(Lui montrant Clément Est-il votre époux?
COLETTE, après avoir longuement regardé Clément, d'un air égaré )
Je suis veuve Et mon mari n'est plus.
(Tristement.)
J'en avais un naguère Et qui lui ressemblait.
Je le croyais sincère, Aucun ne Pédalait.
Hélas 1 combien est brève La saison des amours, 11 est fini le rêve Et fini pour toujours 1
(Léveillé retiept Clément prêt à 9'él^ncer ,
ENSEMBLE
CLÉMENT et LÉVEILLÉ
Le®'^ I voilà quitte,
Mais non pas pour toujours, Car dans la suite
Je crains pour < ^^^^ l amours.
ROLAND
Je Ten tiens quiitf , Mais non pas pour toujours, Car la petite Me dira ses amours.
LES CLERCS
Pauvre petite.
Les noirs chagrins d'amours
Ont mis en fuite Sa raison pour toujours.
(Ils sortent lentement, en jetant sur Colette des regards de compassion. Roland sort le dernier. Au bout d'un instant Léveillé reparaît, regarde derrière lui avec précaution et va à Colette, qui est allée tomber çn pleurant sur une des bornes de la fontaine.