ACTE PREMIER SI
MARIE
A Pontoise?Ah! non, par exemple. D'ailleurs vous n'en pouvez plus. Nous allons entrer là, au Plat-d'Etain; la maison me paraît convenable, nous y souperons, nous y passerons la nuit, et demain, à la première heure...
LE DUC
Une reine de France à Tauberge? Je ne puis y consentir. Songez à ma responsabilité. Que dira le roi ^
MARIE
D'abord, il n'en saura rien... et puis c'est sa faute... S'il avait mis plus d'empressement à me recevoir, s'il ne m'avait pas condamnée à attendre tout un jour et toute une nuit, dans un affreux village, le plaisir de connaître Paris, jamais je n'aurais eu l'idée de venir m'y promener en cachette. Quel mal fais-je, après tout? Ne suis-je pas sous la garde de mon mari?
LB DUC
Votre mari ?
MARIE
C'est vous, puisque vous m'avez épousée.
LE DUC, vivement.
Par procuration et à titre provisoire I
MARIE, riant.
Ahl j'espère bien que ce n'est paspotti* tout de bon, et que mon véritable époux se montrera moins sévère et plus aima- 'e. Dieu merci, il est jeune, lui, galant...
LE DUC, inquiet.
Qui vous a dit?