SCÈNE II CLftMF.NT MAROT, LÉVETLLÉ, MAÎTRE GUILLOT
RÉVEILLÉ
Eh bien, maître Guillot, voilà de belles fêtes qui se prc'parent, élection annuelle et promenade du roi de la Basoche, entrée d'une jeune reine dans Paris. (Montrant rhôteiierie.) Je gage que vous ne céderez pas une des chambres sous lesçut'lles défileront tous ces riches cortèges, à moins d'un ecu d'or.
GUILLOT, se frottant les mains.
Yôus rjELvez dit, rpaître Léyeillé... {Avec un soupir.) Mais cela va faire bien de Touvrage aussi, et je n'ai pour m'aider que v(\Q\i p^tit garçon Jacquet. Al]! c'est aujourd'hui que je regrette ma pauvre défunte, si alerte, si vive et qui s'est tuée au travail.
LÉVEILLÉ
Remariez-vous.
aUILLOT
Epouser une fillette de seize ans quand on en a cinquante bien sonnés? Que nenni ! Permis au roi Louis XII (H se découvre) que Dieu conserve, de faire semblable bô... folie, et encore...
LÉVEILLÉ
Prenez iirie servante...
GUILLOT
Une servante? J'y songeais... (D*un air gourmand.) Une jeune .-crvante, solide... et pas trop laide.
LÉYEiLLÉ, riant.
Ah î ah I... Je vois que malgré vos cinquante ans bien
sonnés...
(Guiliot se met à rire. On l'appelle à l'intérieur de l'hôtellerie en cognant sur les tables et en criant : Maître Guiliot! Maître Guiliot 1)
GUILLOT
Mais on m'appelle. Vous m'excuserez, maître Léveillé (n
entre vivement au Plat-d'Étain.) On y Va 1