Ô8 LA BASOCHE
GOLBTTB
Me tenant contre lui serrée,
Il me jurait que désormais
Je serais sa femme adorée
Et qu'il m'aimerait à jamais...
Sa bouche eftïeurait mon sourire,
Il avait un air allendri,
Tout bas je l'entendais me dire,
Aimons-nous, je suis ton mari 1
Obéis ; c'est la loi divine,
Tu m'appartiens et pour toujours;
Que ce baiser soit Torigine
De nos éternelles amours.
LB ROI, à part.
Le traître ! . . . (il fait un geste. Les courtisans se retirent dam la galerie du fond en chuchotant.) Comment avez-VOUS pu SOuffrif
de sa part un pareil langage?...
COLETTE
N'était-il pas mon mari?N*étail-il pas le roi?
LB ROI
Le roi? Il vous a dit qu'il était le roi?
COLETTE
Pas tout de suite... pour une raison que je n'ai pas très bien comprise... Ce n'est que cette nuit, au Plat-d'Ktain, qu'il m'a tout avoué...
LE ROI
Pour vous fasciner, pour vous éblouir... (a part.) Le misérable.
COLHTTB
Ohl non! Je l'aimais tout autant avant de le connaître •«