‹ La Basoche; opéra-comique en trois actes. Paroles de Albert CarréChapitre 100 sur 104 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

COLETTE

Mais oui, laissez-le. . .

L ÉCUYER, s'inclinant jusqu'à terre.

Puisque Votre Majesté l'ordonne ... [n se retire au fond arec sa« gardes.)

CLÉMENT, abasourdi.

Votre Majesté?. . Toi?. .

COLETTE

Oui. . . je l'expliquerai. . . -profitons de leur erreur, fuis sans perdre une minute. . .

CLÉMEXT

Pourquoi ?

COLETTE

Un grand danger te menace.

Moi?

COLETTE

Sais-tu bien quelle était celte femme, celte nuit, avec laquelle tu as soupé ?

CLÉMEjNT

Non . . .

146 LA BASOUHE

C'était la reine de France.

r.LKMIÏNT

Bah !.. Et alors ?

COLETTE, pleurHiit.

Alors. . . on va te faire pendre ! . .

CLÉMENT

Me pendre ?.. Ah ! ma foi, ce serait juste, et je l'aurais bien mérité. . .

COUPLETS

A Ion amour sini])ie cl sincère, Si tendre en sa naïveté, J'ai préféré cette ciiimère :

La royauté.

Mais à tes pieds je m'humilie, Mon cœur a reconnu son ton ; Pour me punir de ma folie,

Vienne la mort.

J'irai, chez les oiseaux mes frères, Aux iaranches d'un haut châtaignier, Exhaler mes rimes dernières, Chanter mon refrain le dernier.

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