‹ La Basoche; opéra-comique en trois actes. Paroles de Albert CarréChapitre 20 sur 104 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GL'ILLOT, réfléchissant.

Sous le toil?... Oui, en effet, il me semble qu'il reste une chambrelte.

COLETTE, vivement.

Je la prends.

GUILLOT, brusquement.

Impossible. Je la destine à une servante que je compte engager avant ce soir... (ll referme sa porte.)

COLETTE, seule.

Vraiment, c'est peu de cliance! Il me faudra donc aller autre part. (Eiie fait qu-i^ues pas.) Mais c'est au Plat-d'Étaiu et non

ailleurs que Clémeni doit venir... (Elle frappe à diverses reprises.) GUILLOT, ouvrant d un air furieux.

Comment! Toujours?... A-t-on idée d'un entêtement pareil?

Celte chambrelte, m'avez-vous dit, doit être occupée par une servante"?

GL'ILLOT, impatienté.

Oui. (U veut s'échopper, elle le retient.)

COLETTE

Que VOUS comptez engager avant ce soir?

aO LA BASOCHE

GllLI.OT

Oui. (M^mo jeu.)

Donc vous ne l'avez pas encore?

Gni.I.OT

Non. (Même jou.)

COLETTE

Et il vous est indifférent que ce soit celle-ci plutôt que celle-là

GLILLOT

Tout à fait indifférent, mais...

COLETTE

Eli bienl permeltez-moi de passer la nuit chez vous cl je me charge de remplacer votre servante.

Vous?,.. Toi?...

COLETTi:

Sans qu'il vous en coûte rien.

GUILLOT, alléclii

Sais-tu faire la cuisine au moins?

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