‹ La Basoche; opéra-comique en trois actes. Paroles de Albert CarréChapitre 42 sur 104 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

COLETTE, tombant sur une chaise.

Il la fera asseoir !

GUILLOT

Qu'est-ce que tu as"?

COLETTE, se remettant.

Rien, rieu... Et cette jeune reine, la connait-oa?

GUILLOT

Pas encore. Elle est là-bas, quelque part, dans un petit village des environs do Paris.

COLETTE, à pari.

C'est bien cela, (iiaut.^ A Chevreuse.

GLILLOT

Chevreuse? Non, je croyais... Ponloise.

COLETTE, avec assuranie.

Non, non, Chevreuse,

GUILLOT

Au fait, tu as peut-être raison... A Chevreuse, oîi elle attend le bon plaisir de son seigneur et maître.

COLETTE

El que pense-t-on de ce mariage?

GUILLOT

Mais tout le monde en est enchanté , moi tout le premier, parce que, tu comprends, une reine c'est bon, compatissant au pauvre peuple.

COLETTK, avec émotion.

Oh! oui, elle le sera... et si jamais, mou brave monsieur Guillot, je puis faire quelque chose pour vous... (Elle lui prend

les mains.)

GUILLOT, éclatant de rire.

Toi?

Oui... (Balbutiant.) Je vou.x dire que... vous êtes un bon maître... et que je vous servirai bien.

GLILLOT

.J'y compte, Colette... Tu ne me coûtes rien, c'est vrai.

COLETTE

C'est moi qui l'ai voulu.

GL'ILLOT, noblement.

Mais cela ne m'empêchera pas de te savoir gré de tes services, tout comme si je les payais.

(.Marie p.irnil sur l'escalier.)

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