ACTE DEUXIÈME
MARIE
Seul ?
CLÉMENT, regardant uulour do lui-
Tout seul.
MAUIE, à p.irt.
Le duc a craint d'être indiscret. (Haut.) Permettez-moi, sire, de vous féliciter de votre empressement. Voilà qui est d'un bon mari.
CLEMENT, à part.
D'un bon mari ? J'en étais sûr. Elle se doute de quelque
chose. (Il fait signe à Colette.)
Vous n'en voudrez pas, j'espère, à votre femme de vous avoir arraché pendant quelques inslauts aux graves affaires de votre rovaume ?
CLEMENT, jounnt 1 élonnement.
Ma femme ?
MARIE, minaud.int.
Vous savez bien qu'elle n'est pas loin de vous. lEUe se penche
vers lui, il se retourne du côté de Co'eite qui lui fait signe qu'elle ne s est pas trahie.)
CLÉMENT
Vous vous trompez. . . je n'ai point de femme.
78 LA BASOCHK
M.vniK Comment ?
Je suis célibataire.
MARIE, à poit.
Ah ! j'y suis, l'étiquette ! (Haut.) Alors, vous êtes venu ici?
CLÉMENT, embarras-é.
Mais. . (Tout à coup.) Pour vous !
MARIE
Pour moi ?
COLETTE, bas à Clément.
Que dis-tu?
CLÉMENT, bas.
Chut ! (Haut.) J'ai été, ce matin, ébloui par votre beauté. . .
COLETTE, bas.
Mais ' . . .
CLÉMENT, bas.
Chut donc I (iiaut.) Par votre esprit et. . .
MARIE
Vous avez voulu me revoir ?