‹ La Bastille des comâediensChapitre 30 sur 122 · Bibl. nat.^ recueil Thoisy 115, f. 69 verso · texte numérisé non relu

Bibl. nat.^ recueil Thoisy 115, f. 69 verso

Ce fut un geôlier âpre au gain qui exploitait ses (( hôtes ». Il s'était mis d'accord avec son greffier, qui, de son côté, avait à retrouver le « prix de son bail ». Déjà au conseil de police de 1666, le rapporteur, M. de Morangis, avait parlédeleurs exactions-. Puis un prisonnier « de robe », mis au ForrÉveque, en fut victime. 11 les dénonça au Parlement. Au témoignage de l'annotateur anonyme de la F radine^ «M. de Harlay, qui vint lui-même au For l'Evêque, dit qu'il (Fradet) méritait les galères. M. de Lamoignon dit qu'il fallait le pendre pour faire un exemple. »

Sur mille infortunés ce tyran des guichets Exerçait de ses mains les avides crochets. Ses ongles acérés, da7is la plus creuse bourse, Savoient de l'or caché percer jusqu à la source, Et jamais un oiseau dans sa cage enfermé Ne sortit qu'il ne Ueiit jusqu'aux os déplumé-.

Pour le concierge du For FEvéque chacun des prisonniers était un hôte qui lui devait redevances de nourriture et de logement. Le taux en fut établi par un règlement que le Parlement édicta le 11 février 1690'^, confirmé et précisé par le règlement

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