‹ La Bastille des comâediensChapitre 46 sur 122 · Arch. liât., AD"i, 27, b · texte numérisé non relu

Arch. liât., AD"i, 27, b

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(le la charité appartenant à la paroisse Saint- Germain-rAuxerrois et qui était désignée par le Procureur général. En 1687, c'était une demoiselle Poirier. Celle-ci venait à la prison et se faisait assister des seuls prisonniers pauvres, des « prisonniers à la paille )s pour emménager le charbon dans la cave et pour faire les distributions K

Les dossiers témoignent que ces charités allaient souvent plus loin que de simples secours d'argent ou de charbon. « J'ai Thonneur de vous rendre compte, écrit, en date du 1" avril, l'inspecteur Poussot au lieutenant de police, que le sieur Naulin, concierge des prisons du For l'Évoque, m'a prié de vous demander laliberté du nommé Jean Paulrnier, âgé de quatorze ans. Il y a une personne qui, par charité, veut bien se charger de ce petit drôle ^ ». Le lieutenant de police en écrivit au comte de Maurepas, ministre de la Maison du roi, qui envoya l'ordre de liberté, et le jeune Paulmier fut remis entre les mains de la personne charitable qui consentait à se charger de son éducation. Il était orphelin de père. Sa mère et ses sœurs étaient des prostituées.

On transféra au For l'Évêque des prisonniers qui étaient détenus dans d'autres maisons de réclusion,

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