‹ La bataille de Châteauguay [microforme]Chapitre 1 sur 18 · FER · texte numérisé non relu

FER

son accepta la charge d’iupecteur général des habillements de l’armée, Après la guerre, il tenta d’entrer dans le commerce au Kentucky, n’aboutit À rien, retourna au service militaire et on le-rencontre comme l’un des deux commissaires qui reçurent, au nom des Etats-Unis, le territoire de la Louisiane vendu par la France (1803). Il fut mis commandant du ‘ département du sud,” avec résidence à la Nouvelle- Orléans. Lorsque Burr entreprit d’envahir le Mexique, il l’encouragea, puis se tourna contre lui, de sorte que les his-, toriens l’ont stigmatisé pour ce fait qui laisse comme une tache sur sa vie.

Il était done envoyé à la frontière du nord, l'été de 1813. Au commencement d’août il arrivait à Albany et de là expédiait ses instructions à Hampton, qui se croyait libre dans le commandement de son corps d’armée et qui tempêta sur tous les tons pour recouvrer son indépendance. A la fin, Hampton envoya sa démission. Nouvel obstacle au plan du général Armstrong. Celui-ci parvint à dissuader le récalcitrant et lui fit promettre d’attendre au mois de décembre,

Wilkinson se rendit à Sackett’s Harbour, y trouva 7,400 hommes de troupes qui pouvaient être augmentés jusqu’à neuf mille, et qui atteignirent dix mille au moment de l’action. Il donna ordre de préparer une fausse attaque contre Kingston, afin d’en profiter pour masquer sa marche sur le fleuve afin de descendre jusqu’à l’île Perrot, où il devait rencontrer Hampton.

Tout à coup, le $énéral Armstrong, ministre de la guerre, transporte son bureau de Washington à Sackett’s Harbour,

disant qu’il veut suivre les opérations de plus près. Wilkinson se fâche, tombe malade, perd tout espoir; les choses s’em-

brouillent ; plus de direction, rien qui avance; on le calme cependant, mais “ cette déplorable campagne nous fait penser au monstre à trois têtes, lesquelles se mordaient et jappaient l’une contre l’autre (Armstrong, Wilkinson et Hampton) avec une furie qui leur devint fatale, et à la honte de nos nationaux ?”, selon que s'exprime un auteur américain,

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