PLAN
Le plan 16 fut rédigé sur la demande du général de Lacroix*
Le plan antérieur datait d'avril 1898 ; depuis lors on s'était contenté de remanier à différentes reprises le rassemblement des armées de l'Est et de modifier suivant les besoins du moment quelques parties de la mobilisation, telles que la mobilisation côtière et celle des troupes du Sud-Est.
Les bases du plan 16, après avoir été présentées au Conseil supérieur de la Guerre, dans sa séance du 15 février 1908, ont été approuvées par le ministre le 25 du même mois.
Les plans 15 et 15 bis ne sanctionnaient que des remamements au rassemblement des armées du Nord-Est prévu dans le plan 14,
Le général de Lacro;x estima que les modifications profondes introduites dans notre état militaire par la mise en vigueur de la loi du 21 mars 1905, le changement apporté dans nos relations avec l'Angleterre exigeaient une revision complète de l'organisation et du groupement des forces militaires du pays.
La préoccupation déjà sensible dans le plan précédent d'une
(*) Ce n'est là qu'un simple résumé du document, connu sous le nom «P « Historique du plan », et conservé au 3e bureau de l' État-major de l'Armée, résumé établi seulement à titre documentaire et explicatif du plan 17.
-violation de la neutralité belge par les armées allemandes, n'a fait que s'accentuer. Par suite, le centre de gravité de nos forces, ^maintenu dans tous les plans précédents au sud de la ligne Paris- Metz en vue de couvrir le cœur du pays, et de permettre une action offensive sur la gauche de l'envahisseur, a-t-il été reporté sensiblement au nord pour parer au nouveau danger prévu et permettre le cas échéant, une action offensive sur la droite des armées ennemies.
La répartition initiale des armées a eu pour but de préparer ^plusieurs concentrations répondant aux intentions du général en chef, suivant les diverses éventualités qui peuvent se présenter, mais sans en réaliser aucune d'avance. Voici quelle était cette répartition :