‹ La bataille de la MarneChapitre 67 sur 102 · KA · texte numérisé non relu

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ment ordonné du IIIe corps d'armée et de la cavalerie Marwitz qu tendaient la main au VII corps de réserve en marche d’approche rapid vers Laon et à l’aile droite de la II armée. Le terrain de la rive nord es très tourmenté, celui de la rive sud un peu moins. Des pentes rapides richement groupées et boisées, n’offraient qu’un champ de tir insuffisan du côté de l’ennemi. À de nombreux endroits, les corps renoncèrent tenir l’ Aisne directement sous le feu de l’infanterie et préférèrent des post tions plus au nord sur les plateaux avec de vastes champs de tir. Le 4 vers 5 heures de l’après-midi, l’ennemi, c’est-à-dire l’armée Maunoury avait réussi à franchir l’Aisne sur la ligne Attichy-Soissons ; cependant, plus à l’est, on n’avait eu affaire qu’à de la cavalerie. On reçut, jus à ce moment, l’ordre suivant : « L’ennemi, ayant refoulé la division de l’aile droite (de la IIe armée), a traversé la Vesle et gagné les hau teurs de Saint-Thierry. La Ie armée enverra aujourd’hui même des forces importantes dans le dos de l’ennemi, direction de Saint: Thierry. » 1

Or, l'aile droite de la IIe armée, 13 division d’infanterie, cédait…

l'Aisne était traversée en ce point ; la cavalerie grimpait sur falaise de Pargnan. La Ire armée déclare que ce qu’on réclame d’elle est impossible et que, loin de songer à attaquer, elle en est à se demander s’il ne vaudrait pas mieux reculer plus au nord, c’est-à dire vers Laon, fallût-il abandonner le Chemin des Dames.

La situation était angoissante. Bülow fut prévenu, à 8h. 50 dt soir : « La Ire armée violemment attaquée sur la ligne Attichy Soissons s'attend demain à la bataille. Tiendra la rive nord dl l’Aisne, d’Attichy à Condé. Elle peut encore allonger l’aile gaucher mais l'avance sur Saint-Thierry est impossible. » Une pointe en avant eût, sans doute, été un désastre. Nous avons dit brièvement comment Bülow réussit à arrêter la poursuite française de part el d’autre de la trouée de Sissonne. k

Le 12 au soir, les Français avaient franchi l’Aisne en face de aile droite du IVe corps de réserve et bousculé le VII corps d Braine sur Vailly. Von Kluck fait observer qu’on eût pu éviter @4 grave échec (et qui devait finalement avoir ses conséquences jusqu sur la fin de la guerre) en garnissant les hauteurs de la rive sud dé l'Aisne de mitrailleuses et en s’y défendant jusqu’au dernié homme. Mais, tenait-il suffisamment compte de l’état de lassitude de découragement, presque de désespoir où étaient les troupes notamment celles du IVe corps de réserve qui se battaiïent depui dix jours sans une heure de répit.

Le 13, les attaques françaises reprennent. Maunoury enlèv Attichy et Vic-sur-Aisne et s’établit au nord de l’Aisne. Mais déjà le front allemand s’est organisé pour la résistance. Le 14, on 8 |

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| à force aux tranchées : on entre franchement dans la guerre le positions. L'armée adverse semble d’ailleurs manifester aussi 53 traces de fatigue; elle attaque plus mollement. Enfin la DLIe armée était arrivée ; elle entrait en ligne ; on respirait. Sur l’aile gauche de l’armée, le IIIe corps d’armée, de l’est de Condé, union avec le VII® corps de réserve et la moitié du XV® corps de la II armée, s’avançait à l’attaque en direction du sud... Le 15 au soir, L Ie armée pouvait annoncer au quartier général, transporté plus en rière à Vauxaillon, qu’elle tenait toutes ses positions. La VIIe armée vec son VIIe corps de réserve s’était maintenue à Braye-en-Laonnois in peu au sud du Chemin des Dames) ; à l’est, les XVE et XIIe corps taient en plein combat ; le VIIe corps de réserve se battait, le 16, en ison avec le IIIe corps. En somme, l'entrée en ligne opportune et 7 goureuse du VIIe corps de’réserve accouru de Laon à marches forcées, ous le commandement du général von Zwehl, et débouchant sur les iteurs les plus puissantes de la rive nord de l'Aisne, jetait sur la ille le premier rayon de lumière depuis bien longtemps.

Ainsi s'exprime von Kluck, et il ajoute mélancoliquement

Qu'on s’imagine l’arrivée sur la Marne, dix jours auparavant, de es 2 corps. » Oui, mais qui donc y avait pensé, le 3 septembre? “Résumons les opérations de la [re armée. Les ordres donnés par général Joffre l’ont exposée à un double danger : soit d’être enve-

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)] ppée par Maunoury et même par d’'Amade à l’ouest, soit d’être 2 tièrement coupée de Bülow et coincée sur ses nie dans la + ürêt de Compiègne entre French et Maunoury. Tout d’abord von : luck ne songe qu’au péril de l’ouest et il s’éloigne de Bülow pour > arer vers Noyon. Mais Bülow prend le commandement et le rap- De elle vers l’est. Si la marche de l’armée. French eût été moins A lourde », la coupure était faite vers Bourg-et-Comin, Cerny-en- 7% onnois, Chemin des Dames. La cavalerie anglaise a même grimpé 2h

r la falaise. Mais les ordres de Bülow s’exécutent : von Kluck se Ë proche et occupe les hauteurs et le fort de Condé : c’est un solide À Où d’appui. Cependant, il cède encore à sa gauche; le front | ineurve. À ce moment précis, l’armée de von Heeringen entre F4 | iigne vers Braye-en-Laonnois et, bouchant la fissure, en fait ; mé poche, bientôt consolidée par l'intervention de l’armée de 4 nfort. French renonce à s'étendre au nord. La poursuite est 8 êtée. Le Chemin des ue va devenir la ligne de la guerre de 4 ol ions. “à L’Aisne était franchie. La poche créée au nord de la rivière était + ite, il est vrai, mais singulièrement dangereuse ; de Soupir à 4

-au-Bac, elle pouvait ouvrir la voie à une offensive française iltérieure sur le massif du Laonnois. Celui-ci, avec sa rude et

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288 LA BATAILLE DE LA MARNE robuste constitution géographique et militaire, n’en restait p moins, dans sa grande masse, aux mains de l’armée alleman: qui allait en faire, pendant quatre années, son bastion de défens contre l'offensive française et son bastion d’attaque contre Par La bataille de la Marne avait dégagé la capitale, mais elle n’ava pu libérer le territoire national.

La retraite au centre et à l’est : IIIe, IVe et Ve armées allemandes.

Sautons vers l’est par-dessus la II armée et voyons commer il est procédé à la retraite dans les trois armées de gauche. Let position est moins dangereuse et leur rôle moins décisif que ce des armées de droite. Le grand quartier général allemand n’a pa perdu l’espoir de se servir d’elles comme pivot, pour reprendr l'offensive. Il les attarderait volontiers sur le terrain. D’aille leur défaite est moins complète. On va même leur emprunter de forces pour caler la résistance et la reprise des deux armées « l'ouest. |

Quoi qu'il en soit, voici les ordres et les récits officiels. No avons laissé ces armées, le 11 septembre, au moment où von Moltk les visite et s’assure : 1° que la IIIe armée fortement éprouvée ni peut plus tenir le vaste front qui lui est confié ; 2° que les de armées de gauche (IVe et Ve armée) croient pouvoir tenir encor

Les ordres du 10 à 17 h. 45 avaient été les suivants : J IIIe armée tiendra en liaison avee la IIe armée la ligne Mourmelo le-Petit-Francheville-sur-Moivre. La IVe armée, en liaison ave la IIIe armée au nord du canal de la Marne au Rhin jusque dat la région de Revigny, etc. Les positions atteintes par ces armé devront être fortifiées et maintenues.

On pensait donc que le front pourrait être consolidé en échai de Reims à Revigny. La IIIe armée n’avait qu’à se replier derriëf la Marne. Les ordres furent donnés en conséquence à la IIIe armé Le mouvement s’accomplit, le 11, non sans une grande confusic entre les divisions et les corps, la 24€ division de réserve ayant 6 écrasée à Clamanges. « L’épuisement des officiers, des hommes des chevaux, avoue von Hausen, avait atteint un degré parti lièrement inquiétant. »

A son retour de Reims, quartier général de Bülow, Moltke modi à 15 heures, à Suippes, où von Hausen venait d’arriver, son ordt général libellé à Reims. La IIIe armée a ordre de se fortifier &t une ligne Thuisy-Suippes (25 kilomètres de front au lieu de 40 kik mètres) en liaison avec la Garde (de la Ile armée) à Thuisy. L

RETRAITE DE L'ARMÉE VON HAUSEN 40,11,12,13 Septembre 1914.

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