EXTRAIT DU RAPPORT DE CODRINGTON A L'AMIRAUTÉ
Zante, 10 octobre 1827.
5 h. après-midi. « L’Alcrity », qui arrive à l'instant de Corfou, m’apporte la nouvelle que, ce matin, il a rencontré sept vaisseaux de guerre russes à l’ouest de l’île. J’ai envoyé le Zalbot avec une lettre dans laquelle je prie le comte Heyden d'être assez aimable pour venir me trouver devant Navarin.
CODRINGTON A SA FEMME
Mon nouveau collègue me plaît beaucoup (il s’agit du comte Heyden); c’est un homme droit, prêt, trop prêt même à mener l'affaire jusqu'au bout. 11 dit que si on ne lui avait pas aussi positivement prescrit d'aller à Messine, il aurait été à Malte et serait arrivé ici depuis quinze jours déjà. Il n’est resté que trois jours à Portsmouth, il y était passé accidentellement, ne connaissant pas sa destination ultérieure, pour se munir des vivres et des autres choses nécessaires à la navigation. |
Envoyer un homme à Messine, — le point
qui répondait le moins au but! Et il avait écrit pour proposer Malte.
P. S. On nous a rapporté non décachetée notre lettre à Ibrahim. Son menteur de drogman à dit que personne ne savait ce qu'il était devenu; mais je suis sûr que demain il se retrouvera, si toutefois le vent nous permet de jeter l'ancre bord à bord avec ses vaisseaux.