‹ La bataille de SalamineChapitre 75 sur 325 · Cartault, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cartault, op. cit., p

4. Souvenirs de la Marine (Planch. du Musée du Louvre), par amiral Paris, 3 vol. info.

5. Sans se ranger à lavis de ceux qui supposent, (L. Fincati, d'après Cristoforo Canale, dans ses dissertations sur la <■ pugna navale antica » et « le triremi » ; abbé Guglielmotti, dans sa Marina ponlificia), que les trois rameurs étaient assis, sur un seul et même banc, placé de biais, dans la trière, il faut reconnaître que ce mode, pratiqué encore au xvic siècle en Italie, aide beaucoup à comprendre comment, dans les galères antiques, par une légère gradation des trois bancs de rameur, l'un près de l'autre, on parvenait à obtenir le même effet avec une aisance plus grande dans la manœuvre. On pourrait mieux s'en rendre compte si l'on parvenait à retrouver une estampe ou un autre monument figuré quelconque représentant le fait. L'éminent historien de la marine papale (Guglielmotti, Sloria délia Marina Pontificia nel Medio Evo, Rome, t880) dit textuellement : « Nel .Musco di Cluny à Parigi si conserva una pittura in tavola che reppresenta queste nave anconitane, lequale la mostra di bellissime forme ed è nolevole per avère ire remi per banco ». Vaines furent nos recherches les plus persévérantes, secondées par la compétence et l'activité de l'aimable conserva-

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en soit, en rasant le pont et ses supports, il reste moins de deux mètres de hauteur depuis la ligne de flottaison. Ainsi une stabilité relative est assurée au navire. Voilà ce qu'on peut avoir à peu près pour les dimensions de la trière non pontée, mais pour la trière de Salamine, encore une question assez intéressante reste à examiner : quelle est la largeur du bâtiment présenté de front, les rames hors de Teau, et perpendiculaires à ses flancs. On trace des lignes en long et en large sur la carte du délroil de Salamine, mais il reste à savoir si Ion peut y faire entrer et y faire mouvoir convenablement plus de mille trières. Les rameurs de la rangée supérieure manœuvraient, d'après les Inscriptions Navales ', des rames de neuf coudées et demie, èwia ir/^yei:; xal u-iOapLYl;, c'est-à-dire 14 pieds 1/4, qui nous donnent 4 m. 393. La largeur du navire dépassant au maître couple les quatre mètres, un peu plus avec le 7i£3'10pavo;, chaque aviron de la dite rangée se projetait au dehors de trois mètres à peu près; voilà une largeur de dix mètres au moins pour chaque navire venant de front sur nous. Dans les trières non pontées, la chiourme, qui était visible, mal protégée par les parois, et dominée tout à fait par les hauteurs du littoral occupées par les archers ennemis, dormait le soir à la belle étoile comme dans les galères du moyen âge, toutes les fois qu'elle était obligée de garder le bord. Les rameurs, dans les navires non pontés comme ceux de Salamine, avaient besoin, pendant le combat, d'être protégés au moyen de boucliers contre les traits àe l'ennemi, surtout quant à la partie du corps dépassant le plat bord ^. Un joli modèle de navire en terre cuite de style italo-grec, trouvé à Ardée, et exposé au Musée du Louvre, nous montre les boucliers rangés le long du bord de façon à préserver l'équipage. Les pavesades faisant le môme office dans les galères n'étaient primitivement qu'une rangée de boucliers.

teur ilu Musée de Clunj', pour retrouver ces Gguies. Les intéressants et précieux panneaux ne sont plus là; — ou n'y ont-ils jamais été, et Téniinent auteur se trompe-t-il?

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