I. Article <le Durangel, octobre
'J. Portraits contemporains^ t. I. p. 4()'J. — Il ne faul pas attacher trop d'importance à. ces railleries. Sainte-Beuve resta en excellents rapports avec r.. Deschamps. Il avait eu d'ailleurs, de- ses débuts, à se louer de sa sympathie : « Mon bien cher monsieur et ami. je lis dans le Mercure mon nom que vous y mentionnez avec tant de bienveillance: c'est la première fois que cet honneur-là m'arrive. et il m'est doux de vous ]c devoir. J'en suis bien lier et. soyez-en sûr. encore plus heureux et reconnaissant. J'ai moi-même envoyé au Mercure un petit
Cette intimité ne pouvait durer plus que ne durent les premières illusions. Quand la « phalange poétique ' » vint, le 14 avril 1824', inaugurer les » soirées de l'Arsenal, la Muse française n'en avait plus pour longtemps à vivre. Entre les poètes du passé et ceux qui devaient être les forces de l'avenir, la rupture était fatale. Longtemps sympathique, l'académie de Clémence Isaure, commence, dès 1S23, à regretter son indulgence2. Baour va bientôt déployer contre les novateurs toute sa grandiloquence3. Plus intelligent, Soumet croit cependant devoir payer d'une abjuration solennelle son élection académique \ Guiraud et Brifaut peuvent
article sur les Annales romantiques, il y a trois ou quatre jours; vous y êtes nommé aussi; mais de ma part, il n'y a eu que stricte justice, et c'esl encore un remerciement que je vous dois de m'avoir donné occasion de parler de vos vers comme j'en pause. Faites-en toujours, monsieur, charmez toujours vus amis par les -races ctincelantes de votre talent, mais croyez que rien désormais ne peut accroître ni mon estime pour votre esprit, ni mon amitié pour votre personne. — Sainte-Beuve. » (Lettre inédite.)
1. Mme Ménessier-Nodier. Charles Nodier, Paris. Didier, 1867, in-18, p. 263. — Nodier n'a donné a la Muse que deux pièces de vers.
2. Voir, dans la Muse de mai 1824, l'article de Deschamps, la Guerre en temps de paix.
■\. Le classique et le romantique, Paris, Canel, octobre 1823; Encore un mot, seconde satire. Paris, Dupont, décembre I82."i. Sur les causes de cette rupture, voir Gaspard de Pons, article du Mercure, t. XI (le Dernier Sabbat), et surtout la satire : Encore un mot, satire crue de M. Baour-Lormian, Paris, l'eliciec. 182$ réimpr. dans les Adieux poétiques, t. 111, p. 182.