PRÉFACE
Au Docteur C.-H. Stratz.
Mon cher confrère,
Vous me permettrez de me souvenir aujourd’hui avec une joie mêlée de quelque fierté du jour où vous êtes venu me demander conseil au sujet d'un livre que vous aviez l’intention d’écrire. Je ne sais plus ce que j’ai pu vous dire, mais ce que je sais c’est combien j’ai été touché de votre démarche si flatteuse pour moi et qui en quelques instants d’un inconnu m’avait fait un ami.
Ce livre projeté n’était autre que votre ouvrage la Beauté de la femme dont le succès, dès son apparition, a été considérable à l’étranger et que je suis heureux de présenter au public français si bien fait pour l’apprécier comme il le mérite.
Si dans les études qui traitent de la forme humaine, la part que vous avez choisie n’est pas la moins séduisante, elle n’est pas non plus la moins difficile. Mais vous avez su vaincre tous les obstacles et, guidé parles sentiments les plus élevés, vous avez fait une œuvre toute imprégnée de l’amour du beau et du désir du bien. Non content de rechercher la réalisation du beau dans les œuvres d’art, vous avez poursuivi un but plus élevé encore puisqu’il touche aux progrès et à la perfectibilité de l’espèce humaine, la réalisation de la beauté dans la nature même.
Appliquant à votre sujet la méthode d’observation clinique