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BRIBES. 14. Route. 129
Tu« St- Jacques. Fleur de blé. ^Panier cl'or, viâ-à- vis des Halles, sur le côté O. du grand -marché^ bien tenu, prix modérés, bonne bière.
Oaféa-rastauranto. Aigle noir et Vache hollandaise, deux beaux estaminets très-fréquentés. Café deFoy, Café des Étrangers, tous deux sur la Grand** Place.
YigilantM, 1 fr. la course, U/g *•" ^a première heure, 1 Ir. chacune des suivantes.
Chemin de fer pour Courtrai, v. B. 17*, pour Blankenberghe v. p. I4î.
Curiosités particulièrement remarquables: Hôpital St*Jean (p. 132)i Notre-Dame (p. 131); St-Sauveur (p. 130); chapelle du Saint-Sang (p. 136) i palais de justice (p. 137) et musée (p. 138). On se plaint généralement a Bniges des importunités des commissionnaires (p. 8), des mendiants et des estropiés de toute- espèce.
Le chemin de fer débouche Sur ranclen Marché do Vendredi (p. 126). Ce fut ici que les bourgeois de Bruges, après avoir élu comte de Flandre le comte Thierry d'Alsace, firent, le 39 mars 1128, la déclaration suivante aux députés du roi de France, qui venaient protester contre cette élection: „Allez répe'ier à votre maître, qu'il est un parjure, que Guillaume de Normandie (Fursurpateur de la Flandre), sa créature, s'est rendu, par ses exactions, indigne de la couronne comtale; que nous avons fait choix du comte qui nous convient et qu'il n'est point permis au roi de France de s'opposer à ce choix. A nous seuls, le peuple et la noblesse de Flandre, revient le droit d'élire notre souverain".
Au 14® siècle Bruges ^tait le centre du commerce universel. Dix-sept royaumes y étaient représeat^s par des comptoirs o» des associations commerciales privilégiées; vingt ministres étrangers avaient domicile dans l'enceinte de ses murs, et des habitants d« pays lointains, à peine connus de nom, venaient annuellement y faire leurs affaires. Dès le commencement du 13*^ siècle, Bruges fut l'entrepôt des villes de la Hanse et des négociants en laine de l'Angleterre. La Lombardie et Venise y envoyaient les produits des Indes et de l'Italie, et en exportaient ceux de l'Allemagne et de la mer Baltique. Des vaisseaux de Venise, dé Géiïes et de Gonstantinople s'y déchargeaient en même temps ; les magasins gémissaient sous le poids de la laine britannique, de la toile flamande et des soieries de la Perse. Lorsque, en 1301, Jeanne de Navarre, en compagnie de son ^poux, le rof de France, vit le luxe des vêtements de Brugeoises, elle s*écria: „Je me croyais seule reine ici, mais j'en vols des centaines autour de moi*. Bruges fut pendant longtemps la résidence des comtes de Flandre; son plus haut degré de prospérité, toutefois, date du commencement du 15® siècle, oii les ducs de ^Bourgogne y tenaient une cour magnifique, rendez-vous des grands seigneurs de l'époque. C'est alors que, grâce à Jean et à Hnbert van Eyck, elle devint le berceau de la célèbre école flamande. Malheureusement nn luxe ruineux, des guerres continuelles, des révoltes sans cesse renaissantes, eurent bientôt pour résultat la décadence de son commerce, au profit de celui d'Anvers.
Bœdeker, la Belgique. 3® édition. 9
130 RouUU. BRUOSS. Cathédrale.
La largeur de ses rues, Ift décoration de ses édifices imposantSy, attestent encore l'ancienne grandeur et l'opulence de cette villes qui) de toutes les villes belges, a conservé le plus ildèlement l'aspect et les formes du moyen âge (p. 18). Mais les beaui jours du passé ne sont plus revenus pour elle ; la ville est triste et dépeuplée, les rues sont .désertes, le commerce anéanti, le paupérisme grandissant. Aujourd'hui on n'y compte plus que 50,286 hab., dont près d'un tiers est inscrit sur les listes despauvres. D'un autre côté, il n'y manque pas de riches rentiers flamands, qui aiment à choisir cette ville pour se reposer, sur leurs. sacs d'argent, des peines et des fatigues de leur activité industrielle.
Dans la rue qui conduit de la station dans l'intérieur de la ville, sur la droite, s'élève la *cathédrale (église St-Sauveutr pi. 12), édifice gothique du 13® siècle, sans portail ; elle est construite en briques, d'un aspect lourd et insignifiant, et défigurée par des ajoutes postérieures. La tour, qui ressemble plutôt à une forteresse, rappelle par son couronnement les formes mauresques. L'église possède une grande quantité de tableaux. Côté 0.: Van Ooàj effusion du St-Esprit, à g. on voit le portrait du peintre, à dr. i;elui de son fils; *Van Hoetky Jésus en croix; Backereel, St-Charles-Borromée apportant le viatique aux pestiférés; *Van Oôst, le Christ triomphant du Temps et de la Mortf *Zeger8, adoration des Mages. Nef du S. : Schorttl, la mort de la Vierge, copie du tableau qui se trouve à l'académie ; *MemUn{h martyre de St-Hippolyte (voÛé); Van der Meire^ le crucifiement (voilé) ; *Mae8, le baptême de Constantin, copie d'après Van Dyck ; Maesy St®-Rosalie et St®-Doroth^e ; Van Oostj St-François reçoit de la Vierge l'indulgence dite de Portiùncula. Dans les transepts, six grands tableaux de Jan van OrUy (1725), l'histoire du Sauveur. Au-dessous, au S., M. de Vos, sacre de St-Eloi; au N. , Van Oost, conversion de St-Hubert; vit-à-vis: DeysUr, passion. Un jubé en marbre blanc et noir sépare la nef du chœur. Dans le chœur, deux grands ♦mausolées en marbre des évéques Castmon (t 1753) et Van SusUren (f 1742), tous les deux par PuUnx. Tableau du maître-autel: Janssens, la résurrection; ai»dessous: Van ThuUkn, Jésus et la Vierge; ♦Fan Oostj St-Pierre et St-Jean. Au-dessus des stalles, les armoiries des chevaliers de l'ordre de la Toison d'or, fondé à Bruges, le 10 janvier 1429, par Philippe-le-Boji à l'occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. — Chapelles du chœur: 1'® chap. Memling, présentation au temple, avec les donateurs, petit triptyque, à g. de l'autel. £n face, contre la paroi extérieure du chœur, deux tableaux d'EfOsme QueUyn, représentant Str-Augustin. 2® chap. Van Oost, fuite en Egypte. 3'' chap. Jean van Eyck, Mater dolorosa (voilé). J. van Oost, le Sauveur annonçant sa passion ; son apparition. Sur le côté: Hugutê van der Goes, portrait sur fond d'or, avec la légende:
Notre-Dame. BRUGES. 14. Route. 131
Philippus Stock ons graef'
Spaen* Epnmk hier çeboren
Hee/ft heilig hroederscap ^ Der tvee'n hier eerst verkoren.
(Philippns Stock, notre comte, le roi d'Espagne, n^ ici, a choisi ici^en premier lieu la sainte confrérie des douleurs.) €'est donc probablement le portrait de Philippe-le-Beau (f 1506), fils de Maxlmillen l**^ et père de Charles-Quint; les Brugeois l'appelaient „Philippus Stock", parce qu'il avait l'habitude de porter une canne (stock) ; il est le fondateur de la chapelle et de la confrérie encore existante de St-Philippe ou des sept douleurs (ween). 4* chap. derrière le maître-autel: *Pourhu8, la Si®-Cène, avec deux volets. Les quatre petits tableaux, de Van Cooninxloo, peints en 1570, sont dignes d'attention ; les vitraux sont de Jean Bêthune (1861). 5^ chap. Tableaux insignifiants. 6* chap. Van Oostj St-Joseph regarde l'enfant J^sus jouant avec des copeaux. FrickXy crucifiement, copie d'après Van Dyck(1780). 7* chap. Rien de remarquable. Contre le mur du chœur: Roosej la St®- Vierge et Sr-Dominique ; Janssensy adoration des bergers. Contre le pilier à droite: ^Cleuyssens, descente de croix, triptyque (voilé). Chap. du baptême: daeyssens, la flagellation du Seigneur; *Mae8j baptême de Constantin, copie d'après Van Dyck; à l'entrée, deux grandes flaques tumulaires en métal, celle de dr. de 1423, celle de g. de 1515; la dernière est d'une belle exécution, semblable à celles de l'église ' S t- Jacques (p. 139); cette chapelle renferme aussi un crucifiement peint à la colle en 1315, avant l'invention de la peinture à l'huile. Nef du N., dans une chapelle: Deyster^ Job. Au-dessus de l'entrée du N. e^ de celle du S. on voit de bonnes sculptures- en bois doré, du 15® siècle.
^Votre-Dame (pi. 17) (Onte-Vrourv) ^ non loin de là, se recommande moins par son architecture du 13^ siècle, que par les objets d'art qu'elle renferme. Aréal 27,150 pieds carrés. La tour est pins remarquable par ses dimensions (hauteur 144 m.) que par la beauté de ses lignes ; inclinant un peu vers le S. , il a fallu récemment en redresser la flèche. Les connaisseurs ne négligeront pas de vouer quelque attention aux portes d^entrée en métal. — Dans le transept dn S., sur l'autel, on volt une ♦statue de la Vierge avec l'enfant, attribuée à Michel- Ange; si cette attribution est juste, il faut considérer cette production, dont on ne saurait cependant contester nf la beauté ni le caractère italien de l'époque, comme un travail de jeunesse du grand artiste. Horace Walpole, un célèbre aniateur anglais, en avait offert, dit-on, 30,000 florins. Les Français l'avaient emportée à Paris. Derrière, dans une chapeHe du pourtour du chœur, les ♦tombeaax de Charles-le-Téméraire (f 1477), duc de Bourgogne, et de sa fille Marie (f 1482), épouse de l'empereur Maximilien, les derniers représentants de la puissante maison de Bourgogne et les derniers souverains -vraiment nationaux des Pays-Bas
132 Route 14. BRUGES. Hôpitid-St-Jean.
méridionaux. Le mausolée - de Marie est le plus ancien des deux et a été exécuté en 1495 par Jean de Backer de Bruxelles; celui de Charles a été érigé par le roi Philippe II, en l'honneur de son tris-aïeul, en 1558. La dépense de ce monument s'éleva à 24,0U0 florins. Il est l'œuvre du sculpteur Youngherlingh d'Anvers. Les dépouilles mortelles de Charles furent transférées ici de Nancy, par les soins de son arrière-petit-fik, l'empereur Chartes-* Quint. Lorsqu'en 1810 Napoléon et Marie-Louise visitèrent ces tonvbeaux, l'empereur accorda une somme de 10,000 fr. pour les faire restaurer.- Les statues du père et de la fille, de grandeur naturelle et en cuivre doré, sont couchées sur des sarcophages de marhre; les figurines en cuivre ciselé et doré qui ornent le» côtés des tombeaux sont d'une finesse remarquable. On y voit les écus émaillés des duchés, comtés et seigneuries que l'aimable et courageuse princesse, réputée la plus riche héritière de son temps, avait apportés en dot à la maison de Habsbourg. La haute richesse de ces monuments, les souvenirs historiques qu'ils -éveillent, l'afifection que portaient les Flamands à Marie de Bourgogne, — étant à la chasse au héron avec son mari, elle fut emportée par son cheval et cacha par pudeur sa blessure mortelle — tout cela rehausse singulièrement l'intérêt qui s'attache à ces mausolées. (Entrée: 1 fr. pour 1 pers., 50 c. par pers. lorsqu'on est à plusieurs.)
Tableaux (les grands sont pourvus du nom des artistes); mur de rO., Zegers, adoration des Mages; ♦De Craeyer, adoration des bergers (1667), au premier plan St-Dominique et St®-Hélène. Transept du S., *I)e BUs. annonciation et adoration des Mages; 1*"® chap. avec la statue de la Vierge (v. p. 131), ♦PowrfttM, St®-Cène; pourtour du chœur, contre le mur: *V(tn Ihfcky Christ en croix, petit tableau; derrière le maître-autel à g.: *Mottaeri^ la Vierge entourée de sept petits groupes représentant les sept douleurs (voilé); ♦Po«r6u«, adoration des bergers, triptyque, avec les donateurs (voilé) ; mur du chœur, côté N., Le Caravage, le Christ à Emmatis; vis-à-vis: J. van Oost^ couronnement de St^-Rosalie; Francken, Madeleine oignant les pieds du Seigneur; nef du N., Erasme QtteU/yn^ mariage mystique de St^-Catherine.
La belle chaire sculptée en bois de chêne par Klauwatrt à ia fin du 16® siècle, repose uniquement sur ses deux escaliere(.
A côté de l'entrée de cette église, une large porte^ à laquelle on sonne, donne accès à l'*h6pital 8t-Jean (pi. 23), dont les malades sont soignés par des sœurs de charité. (L'établissement est ouvert aux étrangers de 9 h. à midi et de 1 à 6 h.; pourboire 50 cent> à 1 fr.) L'hôpital est en possession d'un grand nombre de ♦•tableaux dé Memling, qui à eux seuls dédommageraient amplement d'un voyage à Bruges. Jean Memlmp^), né
1) On eat à peu près d'accord maintenant sur la préférence à donne à l'^orthographe Memtîng sur celle de JJemUng. Les partisans de la lettre "^ se fondent surtout sur rinacription du cadre qui entoure le mariage
NôpHal^St-Jeam- BRUGES. 14. Route. 133
vers 1430 (on ne sait ptt, si en Flandre, ou en Allemagne), mort au Gommeneement du 1(*® siècle, vint à Bruges en 1477 à la suite de la bataille de Nancy, à laquelle il avait pris part sous Gharles-le-Téméraiie. Il y arriva blessa, exténué^e fatigues et dans le plus complet dénûment Malade et souffrant, il fut accueilli à rhôpital St-Jean, et c'est en récompense des soins dont il fut Tobjet, qu'il entreprit, pour en orner l'hôpital et son église, ces belles productions qui feront vivre pour toujours la gloire de son noin ^}.
Le plus précieux de ces tableaux (n^ 2) est la châsse de
St®-Ur8ule. Ce reliquaire en bois, artistement découpé et
chargé de dorures, ressemble à un édifice gothique rectangulaire
• surmonté d'une toiture (hauteur 8B centimètres). Ohacim des
longs côtés, de 91 centim. de longueur sur 51 centim. de hauteur,
est séparé en 3 compartiments par de petites colonnes placées
Wis un arc de cintre, et orné d'autant de petits tableaux à
rhuile d'une rare perfection; représentant des sujets tirés de la
légende de St^^Ursule et des 11,000 vierges. Dans les comptes
de rhôpital on aurait trouvé le renseignement, qu'Adrien Reims,
alors président de l'hôpital , commanda ce reliquaire en 1480 It
^ s Meniling, que le peintre fît à cet effet deux fois le voyage de
. ,- Cologne , qu'il termina son travail en 1486 , mais que la châsse,
■ r après avoir reçu les reli<iues, , ne fut publiquement exposée qu'en
, -i 1489. Voici les si^ets traités djBins les six champs des deux
,, ' faces. 1. L'arrivée devant Cologne; on reconnaît facilement la
. .^ cathédrale Ae cette ville , l'église de St-Martin et la tour dite
. ^ Bayenthurm. 2. Le débarquement à Bâle ; les cimes élevées des
•i* Alpes constituent le fond de ce petit tableau. 3. L'arrivée à
Rome; St^'-Ursule et ses compagnes reçues par le Saint-Père
.|» (St^Cyriaqne) ; de pieux jeunes gens d'Angleterre se sont joints
\ ^ â elles; baptême et confession des nouveaux convertis dans une
^ ^ église ouverte. 4. Les pieux pèlerins reviennent à Bâte et s'ap-
'". ^ prêtent à s'embarquer pour Cologne. Le ô*" et 6® panneau repré-
'y sentent de nouveau l'arrivée à Cologne et le martyre des. jeunes
^; filles , poursuivies et tuées par les flèches des soldats de Tempe-
/ V fOQi' Maximin. Les deux faces extrêmes sont ornées chaimne d'un
' " ^ tableau oblong ; Tun la Vierge portant l'enfant Jésus et 'deux
'^ « sœurs hospitalières agenouillées à ses côtés ; l'autre , St^-Ursule
de 8t«-Catherine (p. 134): OPVS. lOHANNES HEMEL1N&. Mais cette
4 fonn« de la lettre M se rencontre fréquemment au moyen ft^e; ainsi sur
- y le«ceau deMaximilien 1^': HAXIHILIAN. ROMAN. R., et sur Tinacription
• '. ^ du tableau de Mostaert au musée d'Anvers (Nro. 09). Du reste on n'a
: ' iamais autrement écrit aux Pays-Bas que Memling ou Memtlmk (les Italiens
...; Memtlino), L'excellent catalogue raisonne de la galerie d'Anvers (2*^ édit.
' '^ 1857) établit, d'après des documents contemporains, que le Vrai nom de
-' l'artiste était Hans van M&mmelinghe.
,^* 1) Les détails biographiques ci-dessus sont conformes à la tradition
vulgaire. De nouveaux documenta authentiques, publiés tout récemment
par M. Weale, en ont démontré le caractère légendaire. Ils nous montrent
l'artiste jouissant d^une position relativement brillante, occupant une grande
, et belle maison en pierres et prêtant même de Targent à la ville.
134 Rouie 14. ' BRUGES. UôpUal-St-Jean.
tenant d*iine main une flèehe et de l'autre entreouvrant son m»iteau pour en couvrir ses compagnes. Le dessus de la châsse, for* mant toiture, est d^cor^ de six grands médaillons, représentant St^-Ursule et ses compagnes, son apothéose, et des anges jouant de divers instruments. Le reliquaire est placé sur un pivot, de manière qu'on peut exposer au jour chacune de ses faces.
Un deuxième tableau de MemUng^ peint en 1479 et restauré en 1820 (c'est le plus grand que l'on connaisse de lui, bien que les figures n'aient que les deux tiers de la grandeur naturelle), est un triptyque représentant le mariage mystique de St^* Catherine (n° IJ, ci-devant dans l'hôpital St-Jules de Bruges. L'ordonnance tient encore beaucoup de Técole byzantine, mais la composition rend témoignage de toute la richesse et de la liberté du talent individuel de l'artiste. Sur le panneau principal on voit la Vierge assise sur le trône, l'enfant sur ses genoux; ce dernier tient à la main gauche une pomme et de la droite il passe un anneau au doigt de St^-Catiherine, qui' est agenouillée devant lui. A côté de la sainte est un ange jouant de l'orgue, et derrière celui-ci St-Jean-Baptiste. A droite on voit St^-Barbe lisant, et à côté d'elle un ange tenant un livre feuilleté par la Vierge; plus au fond, St-Jean TEvangéliste bénissant le calice, figure d'une beauté sublime et d'une pose pleine de dignité. ' Sur les volets, d'un côté la décollation de St-Jean-Baptiste, de l'autre la vision de St-Jean l'Ëvangéliste sur l'île de Patmos. A l'extérieur des volets, les donateurs du tableau, deux frères de l'hôpital (derrière ceux-ci St-Jacques et St-Antoine) et deux religieuses (derrière elles, St®-Agnès et St®-Claire). Pour l'inscription", voy. la note de la p. 132.
Le troisième tableau de MemUngt P^^^ petit, mais également à volets (n*3), est une ♦adoration des Mages peinte en 1479 (sons verre). On prétend que le personnage maigre et barbu, couvert d'un bonnet tel que le portent encore les convalescents de l'hôpital, et qui regarde à la croisée, est le portrait du peintre. En comparant deux autres portraits qui existent encore de Memling, on est en droit d'en douter. Le côté intérieur des volets représente la nativité du Sauveur et la présentation au temple; le côté extérieur, St-Jean-Baptiste et St®-Véronique.
Un quatrième tableau de petite dimension (n^ 4), à deux panneaux fermant l'un sur l'autre, peint en 1487, représente d'un côté la Vierge en robe rouge offrant une pomme à l'enfant Jésus, de l'autre le portrait du donateur, Martin van Nieuwenhove (sous verre).
Enfin il y a encore (rfiô) à mentionner le portrait en buste d'une femme coiiïée d'un bonnet et d'un voile, qu'une inscription moderne désigne comme celui de „Sibylla Zambetha". C'est sans doute le portrait de la fille de Guillaume Moreel, ami de Memling.
Une descente de croix, attribuée également à Memling,
> probablement rœuvre d'un conten^)orain moins habile, est
Ormde tour. BRITO^. U: Ko^de. 135
loin d'atteindre' à- la vigueur du coloris et à la vivacité des catactères qui dittinguent les compositioiis de'Memline. On trouve «n outre à Thôpital, dans la même salle (c'est la salle du chapitre de rhospice), quelques bons tableaux des deux Van Oost (entre ■autres le chef-d'œuvre de l'un, un philosophe), une Madone de Van . Dyeky des portraits de Pourhus etc. .
I/bôpital lui-^néme est fort curieux. La grande ' galerie ouverte, 4istribii^e au moyen de parois en salles, chambres et cuisines pour le service des malades, est remarquable par la propreté et l'ordre «qui y régnent, et surtout par la haute antiquité" de sa construction. Elle est peut-être encore dans le même état que du temps où Memling y fut reçu; le tout a conservé le vrai cachet du moyen âge ; mais à côté on a construit un nouvel hôpital avec une organisation toute moderne.
En poursuivant la rue qui conduit de la station en ville, on passe devant une petite place, plantée d'arbres et ornée d'une statue peu distinguée de Simon Stevin (pi. 29), l'inventeur du système dérimai (f 1635), et débouche -sur la Orand' Place. Le côté sud de <*ette place est occupé par les Hallei (pi. 22), grand édifice carré construit en 1364; une aile en était destinée à servir -de halle aux draps, l'autre sert de boucherie.
La tour (ou beffroi, v. p. IIÔ), appelée ici la grande tour (pi. 21), a été élevée vers la fin du ii^ siècle Elle a 108 mètres (402 marches) de haut (bien le quadruple de celle de l'édifice) «t paraît incliner un peu vers le SE. La vue dont on y jouit, ost très-étendue; le carillon (p. 115), établi en 1743, est, dit-on, le meilleur en Europe : il se fait entendre tous les quarts d'heure (pourboire à la concierge en bas ^2 f^., an garde en haut. Va ^ 1 ^O-
Snr le côté 0. de la Orand'Place, au coin de la rue St-Amaiid, 86 trouve une maison d'un aspect imposant et d'une architecture antique, portant pour enseigne „ ou lion de Flandre ** et occupée par un «magasin de nouveautés. Vers le milieu du 17® siècle, elle fut habitée par le roi Oharles II d'Angleterre, qui passa à Bruges une partie de son exil. Les honneurs et les titres royaux ne. lui firent point défaut dans cette ville: il fut nommé par les bourgeois roi des arquebusiers.
Dans la maison en face, appelée la Graenonbourg (pi. 10), aujourd'hui occupée par un estaminet, les bourgeois de Bruges enfermèrent, en 1488, pendant plusieurs semaines l'empereur Maximilien d^ Autriche, comme s'étant refusé à transmettre au roi de France la tutelle de son fils Philippe-le-Beau , héritier du comté de Flandre. Le pape eut beau menacer les bourgeois de l'interdit, et nne armée impériale se mettre en mouvement pour la délivrance du prince, eelul-d ne fût rendu à la liberté qu'après avoir juré en présence du conseil, des métiers et du peuple, de ne plus prétendre à la tutelle de son fils, d'observer les franchises de la cité et d'oublier les humlUations dont lui et son gouvernement
136 Route. U, BRUGES. BéMrde-vilU,
Tenaient d'être Tobjét. Quelques eemaines pins tard, ce serment fut annulé par im tribunal de princes convoqué à Malines» à la demande de Tempereur Frédéric' lU, père de MaadmiUen.
Le côté N. du marché est occupé par un long bàtim^t garnie de Cafés et de magasins, surmonté d'une coupole, et pouryu de psTillons aux deux coins. Il a été construit en 1789 sur l'emplacement fie l'ancienne halle à l'eau, appelée ainsi, parce qu'elle était bâtie sur un canal oâ les bateaux venaient décharger lenra cargaisons sous des galeries couvertes.
L'hôtel -de -ville (pi. 24) est un gracieux édifiée gothique' pourvu de 6 tourelles, dont trois sur la façade de devai^t, et troi» sur celle de derrière. Les 48 niches de la façade antérieure sont garnies de statues de comtes de Flandre. - Les sans-culvtteft français avaient abattu et brûlé ces „ images de tyrans '^ dès leur première invasion en 1792. Après leur avènement au trône, les comtes de Flandre avaient l'habitude de se présenter ati peuple du balcon de l'hôtel -de- ville et d'y prêter le serment de fidélité, aux franchises et coutumes de la ville (p. 126). La réparation de la façade, commencée en 1854, est actuellement achevée. La halle du rez'de-chaussée est décorée d'un tableau de H. Dobbelaarer acheté pour Bruges par le gouvernement et la ville,- et représentant la découverte du corps - de Charles-Ie-Téméraire après la bataille de Nancy, 1447. Le vestibule de la bibliothèque, au premier, est décoré de tableaux représentant les principales places de la ville,, et d'une toile de Dobbelaarey les œuvree de la miséricorde. Labibliothèque de la ville, ouverte de 10 à 1 h., eet établie dans la grande salie occupant presque toute la largeur de Tédiflce. Cette salle est remarquable par son plafond, composé d'une voûte en bois à arcs pendant en ogives. La bibliothèque reoférme de curieux manuscrits, dont plusieurs enrichis de miniatures^ entre autres des missels du 13^ et 14^ siècle, la presse de l'imprimeur Colard Mansion (147Ô — SA^. Les archives, à côté de l'hôtel de ville, dans la mcUson de l'ancien Qtuhy ouverte en été de 2 à 6 h. ^ possèdent la liste d'une loterie tirée à Bruges en 144Ô, donc un an plus tôt que la date assi^cnée généralement à l'origine des loteries: on serait, par là, disposé à placer cette origine non pas en Italie, mais en Flandre. — La statue de F. Fourbus, par Yan Weydefeldt {i^9i)i et les autres statues en voie d'exécution,. sont destinées à décorer la façade de l'académie.
A droite, dans le coin, se trouve la *Chftpelle dn Baint-Sui^ (pi. ô), petite église d'un aspect fort élégant, à deux étages, celui d'en bas datant du .12^, l'autre du 15^ siècle (?) ; la cage de Tescalier, de l'année 1Ô3.S, est construite en style flamboyant (p. 18). Cette chapelle tire son nom de quelques gouttes du sang du Sauveur, rapportées de la Terre-Mainte par le comte Thierry de Flandre (p. 129) pour en faire don à la ville. Elle a été "lendidement restaurée, d'après- un plan strictement conforme au
PtttoM de J^ee, BRUGES. 14. Route. 137
»tyle primitif, de 1B29 à 1839, et oru^e de grands vitraux représentant les princes de la maison de Bourgogne et de Habsbourg jusqu'à Marie-Thér^e et. François I^', puis, en 4 parties, la Passion de J.-C. et la translation du Saînt-i^ang à Bruges. L'*autel gotl). est une excellente et gracieuse sculpture à^Abbelooi. La chaire représente un globe terrestre reposant sur des nuages, coupé par en haut et pourvu d*un équateur, d'un méridien et de quelques nom» géographiques tels que Monomotapa, Madagaacaïf^ etc. Contre uti pilier: Mtmlmg (?j, translation du St-Sang. La châsse qui renferme le Sfldnt-8ang, œuvre d'orfèvrerie d'une haute valeur, en argent doré et garnie de pierres prérieuses, a été fondée en 1617 ^ par les confréries; la petite couronne est un don de la princesse Marie de Bourgogne (p. 132). On eipose le Saint -Sang tous les vendredis de 6 à llVz h. Outre le pourboire (V2 fr*) il faut, pour voir réglise, verser un demi-franc au fonds de construction.
Au N. de rhôtel- de -ville se trouve le Palaii de JuitijBe (pi. 26), qui servait anciennement d'hôtel au magistrat du Ftanc de Bruges (territoire du plat pays, des „huitenpoorter8'* j bourgeois du dehors) ; il occtti»e la plus grande partie de l'ancien palais des comtes de Flandre, abandonné aux magistrats du Franc de Bruges .par Pbilippe-le-Bon. L^çxtérieur de rédifice a été complètement transformé en 1722; la salle du conseil, cependant, a conservé sou caractère primitif. C'est dans cette salle que se trouve la célèbre *ehe minée du Franc de Btuges, sculptée en chêne, et tant admirée des connaisseurs. Elle occupe presque tout un côté de la salle, et a été exécutée eu 1529, probablement -en mémoire de la victoire de Pavie. Elle a été restaurée en 1850 par le sculpteur Oteriê (p. 49). I^es décorations consistent en statues de grandeur naturelle et finement travaillées; an milieu Charles-Quint, à g. du spectateur ses aïeuls paternels, Marie de Bourgogne et Maximilien d'Autriche, à dr. ses aïeuls maternels, Ferdinand d'Arragon et Isabelle de Castille; de petits médaillons renferment les portraits de Philippe -le 'Beau et de Jeanne de Castille, parents de Charles- Quint; puis des écussons aux armes de Bourgogne, d'Espagne, etc., des génies et des arabesques d'un fini remarquable. Au-dessous des sculptures en bois se trouvent des bas -reliefs en marbre de la même époque, représentant des sujets tirés de l'histoire de la chaste Susanne. La salle est décorée de tapis» séries, confectionnées à Ingelmûnster (p. 150) sur le modèle des anciennes tapisseries dont on a découvert les restes. Le concierge demande, quand on est seul, Vs ^r.
Sur la place (place du VieuayBourg) on a érigé en 1858 la statue (pi. 30) de Jean MemUng (p. 132), sculptée par Pickery.
L'*Aomdémie royale de peinture, de sculpture et d'architecture (pi. 1), fondée en 1719, ne possède qu'un bien petit nombre de tableaux, mail il se trouve dans ce nombre des Yan Eyck et des Memling. La place devant l'académie s'appelle place Van Syck
Ià8 RouUU. BRUGES. Egliit de JéntêOtem
«t est ornée d*ane statue en marbrer représentant ce grand maître (pi. 31), exécutée par CaUoigne (1820). Dans le Toisinage,^ on rencontre beaucoup de maisons particulitees datant du 15* et 16^ siècle (p. 19). Le bâtiment de l'académie, en style gothique (il date du milieu du 14® siècle), s'appelle le poorUrê huis,, la maison des poortera (ou bourgeois demeurant ù^tra portas). Il servait dans le principe aux réunions des bourgeois. La façade sera décorée de statues d'artistes de Bruges. L'entrée (dira, de 10 à 11 fa. gratis) est dans la rue de l'Académie, d'où l'on entre d'abord dans la salle des peintres anciens, de là à dr. dans celle des sculptures, à g. dans celle des peintres modernes, qui est en même temps la salle des séances des membres de Facadéftiie. Yoici les tableaux qui nous semblent les plus dignes d'être signalés.
130. Van HoUebeke (1817), Eccelin en prison; 113. Kin$<m (t 1839), Bélisalre; 49. 50. J. van OosI , tatné, 8t- Antoine en extase et St- Antoine ressuscitant un mort; 1. *J. van ÉydCy la St®- Vierge et l'Enfant, avec St-George et S^Donat, et un excellent portrait du donateur ; une copie, probablement exécutée par Gérard Horenbout, s'en trouve au musée d'Anvers (p. 103). 2. J. van Eydt^ portrait de sa femme, peint en 1439, demi -grandeur naturelfe;
3. J. van Eycky tête du Christ avec le millésime de 1440 et Tin-» scription : Johes de Eyck inventor. Le deuxième 4 est en partie efFacé et ressemble à un 2, d'où Ton avait erronément concln que c'était là le premier tableau peint à l'huile par Van Eyck. L'authenticité de ce panneau a été vivement contestée, et par de bonnes raisons ; M. Weale ie juge être un fac-similé de la tête du Christ peinte par Van Eyck en 1438, qui se trouve an musée de Berlin. H6. Bogiêr van der Weyden ou van Bniççe, adoration des Mages; 35. adoration des bergers; 24. 25. CUteyssens (?), Jugement de Cambyse et exécution de la sentence, tableau d'une ethrayante vérité, l'un et l'autre peints en 1498 (ils ont été à Paris);
4. MemUnçy St-Christopbe portant Tenfiint Jésus à travers le Joni^ daln, à dr. St-Benott, à g. St-Gilles avec les donateurs, peint en 1488; *Memlrng (?), baptême de Jésus; sur les volets intérieurs, les donateurs; sur ceux du revers, la Vierge et l'Enfant adorés par une femme et un enfant, au fond St^-Clalre. Ecole de Q. Maupêt 89. 40. l'avare et la mort, en deux compartiments ; Eeole de Memling: 13. 14. portraits de donateurs; 15. 13. Pourvus, jugement dernier (1551) et portrait d'homme; 21. Jan Schoreei (?), la Vierge mourante entourée de saints; couleurs effacées (on en trouve une copie dans l'église de St-Sauveur, p. 130); 67. Auieur inconnu du 17^ siècle, Samson et Dahlila. Parmi les sculptures on remarquera une chrétienne mourante, modèle de W. Oeeft^ donné en 1837 par l'auteur. L'original se trouve à l'église de 8t-Jacque$ à Anvers (p. 104).
L'église de Jérualem (pi. 15) n'offre dHntérêt que comme 'étendue imitation de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.
Béguinage. BKUOES. 14, Route. 139
On rapporte que. le feadateur. de ce temi^e, ^Messire Pierre Adornes" bourgmestre de Bruges (15® siècle), fît deux fois le voyage de la Terre-Sàinte pour ne pas manquer la reproduction parfaite de Toriginal. Quoi qu'il en soit et du plan et du voyage, vrien ne se ressemble moins que la ch^elle de Jérusalem et 1 église du Saint-Sépulcre. L'église est un peu à l'écart et ne vaut guère le temps qu'il faut dépenser pour la voir. Dans le voisinage, à l'extrémité ouest.de la ville, se trouve un Couvent 4e Dames Anglaises, de l'ordie de St-Augustin (pi. 8), avec un pensionnat très-fréquenté (prix par semestre environ 900 fr.). La chapelle de ce couvent possède un autel composé de 22 pièces différentes de marbres persans et égyptiens les plus rares.
$t-Jaeqiie8 (pi. 18), bâtie eu 1240, près de Thôtel du Commerce, renferme, ojitre quelques compositions de Van Chst, Honthorst et Pourbtta, dans une chapelle à g. du maître-autel , des plaques sépulcrales en bronze à la mémoire de plusieurs familles espagnoles. On en distingue surtout une de 1577 consacrée à Don Francisco di Lapuebla et à sa femme, et une autre de 1615, cofisacrée à Don Pedro de Yalencia et à sa femme. Comme on ne retrouve plus gjuère de monuments espagnols dans les églises de la Belgique, St-Jacques mérite bien une visite.
La cour des princes (pi. 6j, l'ancien palais des comtes de Flandre, où fut célébré en 1468 le mariage de Charles-le-Téméraire avec Marguerite d'York, et au naquit. Philippe-le-Beau, père de Charles-Quint, n*existe plus que par fragments, enclavés dans une propriété particulière.
Le Béguinage (pi. 2), à l'extrémité 80. de la ville, a des dimensions bien inférieures à celui de Gand (p. 125). Il faudra en tous cas voir l'un ou l'autre de ces établissements. Le couvent des sœurs de charité renferme une école de pauvres, dans laquelle 150 enfants sont instruits à faire de la dentelle.
De tous temps Bruges était renommé pour la beauté de ses femmes („formo8i8 Bmga pu^a"J; cette réputation est encore fondée de nos jours.
Bruges possédait dès le 14® siècle un lieu de réunion particulier pour ses négociants ; c^était . l'hôtel d'une famille patri- .cienne appelée van den Buerse, dont les firmes sculptées qui surmontaient la porte se composaient de trois bourses ; c'est de là qu'est venu le nom de 6our«e donné au genre d'édifices dont nous parlons. La bourse de Bruges fut, en 1675, transférée de lliôtel van den Buerse dans une curieuse maison en style ogival que Ton remarque au coin de la rue St-Amand et qui était primitivement l'hôtel Bouchoute.
Six canaux aboutissent à Bruges, venant de Gand, de l'Ecluse (ancien port de Bruges), d'Ostende, de Fumes, de Nieuport et d'Ypres. Celui d'Ostende peut recevoir les plus grands navires de met.
Le Dante (Enfer XV,. 4—6) compare la digue qui sépare du
140 Route m. OSTENDE.
désert le fleuve des larmes/ à ces immenses remblais élevés par les Flamands entre TEcluse (ou proprement Ttle de Cadzand) et Bruges, pour leur servir d'abri eontre les débordements de la mer r nQwtU i Hamminghi tra Guxsante e Bruggia Temendo U fioUo ehe in ver lor s'avvenUi, Fanno lo schermo, perché "l rfmr si fuggia.*^ (Comme les FUmands entre Cadzimd et Bruges, craignaiit le» Uot8 qui s'avancent vers eux, élèvent un abri, pour que la mer se retire.)
Ail. VE. de Bruges, sur le canal qui mène à TEcluse, est situé Iç village de Damma, anciennement fortifié et port dé mer considérable ; c^est ici que naquit au 13^ siècle le célèbre poète ûamand^ifacquea van Maerlandt, et quMl lui a été érigé , aux frais du gouvernement , une statue sculptée par Pickery.