I A UKLGIQUÏ ET LE CONC.O
iléfeiultMit d'iniporler dos boissons alcooliques dans le bassin du haut tleuve ' ; nul plus que nous ne s'en félicite; mais, en revanche, les indip;èuesoul appris à connaître la prostitution, la syphilis — introduite par les Européens, d'un côté, par les Arabes, de l'autre — et, surtout, celte ellrayanle maladie du sommeil, localisée jadis dans quelques parties du Bas Con^o, et dont la propagation dans tout le pays, le long des routes et lies rivières, a été le résultat de 1 occupation européenne et du développement des transports.
M. Van den Heuvel. il est vrai, fait un mérite à l'Ktat d'avoir aidé les populations à se défendre contre le mal. Oue n'a-t-il pu voir les installations misérables des lazarets ou, brutalement et presque toujours iiuitilcnienl, on interne les infortunés (|ui en sont atteints'.'
Quant au fait d' « avoir été mis eu communication avec une civilisation plus élevée», c'est précisément un des problèmes les plus angoissants de la colonisation moderne, raôme quand elle adopte les méthodes les plus libérales et les plus humaines, (jue de savoir si c'est un bien ou un mal pour des indigènes que d'être mis en contact avec une civilisation plus élevée.
Si on les consultait à ce sujet, nul doute que la plupart d'entre eux ne ré|)oiident négativement.
Lorscjue llarry Johuston visitait le Haut Congo, eu ISS.i. les noirs lui disaient :
« Laisse/.-nous Irantiuilles. Nos coutumes peuvent vous j)arallre mauvaises, mais laissez-nous tranquilles. Restez dans votre pays, comme nous restons dans le nôtre-. »
Ce n'est certes pas le régime Léopoldien qui les a fait changer d'avis.
.l'entends encore, dans la Mongala, les chefs Budjas (jui nous (lisaionl. avec une symp;itlii(iue franchise :
1, Om me hi^iiiilr i|ii('. iinliiiiitnriil diiiis le Kiisiil. I)i-iiui'uij|i (riitiroiicnis inlrodiiiHi'iit, rn t'otilrrhiuiilc, <lr rtihsinllii-
i. Siii IIahuv JoHNvroN. (irififfll, I. p. 17i