V. A., Gard.-Arch. de Malines
Le Nonce Apostolique,
à M. Deghamps , Cardinal-Archevêque de Malines.
(Publiée le l** septembre 4880.)
7 juillet 1879.
En réponse à la lettre que Son Eminence m*a fait l'honneur de m*adresser le 5 courant, je crois devoir lui soumettre les considérations suivantes :
i® Je n*ai rien négligé pour faire bien connaître à Rome la situation créée par la nouvelle loi sur renseignement primaire et j*ai lieu de croire que cette situation est parfaitement connue par Son Eminence le Cardinal Secrétaire d'Etat.
i^ A Theure qu il est, je me trouve en présence d*un ordre formel qui n*admet pas de réplique : « // Santo Padre stima necessario, etc.. Raccommando alla signoria V^ di partedpare questo ordine del Santo Padro ali E^ Arcivescovo di Malines (1). »
3^ Je trouve très juste et très conforme aux réponses des congrégations romaines le principe dont il s*agit : c'est-à-dire que seulement les écoles où existe un danger vrai et réel pour la foi ou les mœurs des enfants sont dignes d*étre condamnées.
(!) (( Le Saint-Père estime nécessaire, etc. Je recommande à Votre Seigneurie de communiquer cet ordre du SaitU-Père à Son Eminence TArchevéque de Malines. »
de sorte que si* malgré la nouvelle loi, Tune ou Vautre école, placée dans n importe quelles circonstances, ne présente réellement aucun danger, ni pour la foi, ni pour les mœurs des enflants, cette éoole*Ià doit échapper à la condamnation générale, et la fréquentation d*une pareille école ne peut pas être interdite aux parents sous péché morteL
A* Ce principe, étant juste en lui-même, peut très bien être énonce, dans le préambule, par exemple, des instructions quil s^t d adresser au clergé.
S* Si rien nVmpéche que ce principe soit énoncé, il y a, dautn^ p4rt« une grande utilité k le faire : a, pour faire mieux (oonaitn^ que ce que nous réprouvons dans les écoles officielles, c^ tt^est pas le caractère d o|!d^/lt»,mais le caractère dUrréligieuses que nous awHis lieu de présumer en elles jusqu'à preuve du cmfrwr: K pour donner au Cardinal Secrétaire d*Etat, dans la déiease qu il poursuit de la conduite des Evéques vis-à-vis du Gou\^rtieiDeiit beige^ un élément plus clair et un fondement Mlide.
IS^ Dî$uactioii fiite entre la défense sous péché martel et r^arWrcarn^ii jNU^mW^ir: per^nne ne contestera qu*il est sage et «itee wwV!$^in^ de se servir de tous les movens de persuasion (vxtr etii^'lier la firèquenUitioa des écoles qui, tout en étant a^^^%KC\x^^«i Kninec^^^ sont destinées à devenir mauvaises; mais <^^^ «tcv^sMi^ir. e$t4l jwnwi de prononcer hk et huhc la défense ^sil:^ ^"^à^ «ftortel quand, en féii et malgré la loi, Técole reste K>4U^ ^ u:t>^^'ox^bie s<Hk^ le rapport moral et religieux.
I^^<$ l>:$^vr q,;e c^ cor.sidèfaùoQS feront mieux connaître à Sctt VaBL;ï^^:vv leut de ia quesstion. eie.
&, Arvbevèque de Nicée, Nonce apostolique.
M. Dechamps» Cardinal- Archevêque de Halines, à H. DE Montpellier» évëque de Liège.
(Publiée le 1"^ septembre 1880.)
JuUleti879.
(Probablement le 8.)
Son Excellence Mgr le Nonce m'écrit qu*il se rend chez vous. Nous ne pouvons pas dire « que les écoles officielles ne sont pas toutes indistinctement condamnées », — non» nous ne pouvons pas le dire, car nous avons justement condamné le système scolaire de la nouvelle loi, le système de la neutralité ou de rindifférentisme. Les écoles de ce système sont donc généralement condamnées par le Saint-Siège et par nous. Hais, d*après les instructions du Saint-Siège, nous pouvons tolérer que des catholiques fréquentent exceptionnellement ces écoles : l"" dans certaines circonstances, et 2^ à certaines conditions qui font disparaître rindifférentisme, le système même de la loi. Nous ne pouvons servir M. Frère et la franc-maçonnerie en allant plus
loin.