MUSHE DE B HT X ELLES
de vue de l'étude historique des maîties flamands; mai>. il \- a vingt ans à peine, Fromentin pouvait porter un jugement qui montre à la fois la juste valeur de la collection et le peu d'importance qu'on lui attribuait encore :
« La Belgique, disait-il, est un livre d'art dont, heureusement pour la gloire provinciale, des chapitres sont un peu partout, mais dont la préface est à Bruxelles et n'est qu'à Bruxelles. A toute personne qui serait tentée de sauter cette préface pour courir au livre, je dirais qu'elle a tort, qu'elle ouvre le livre trop tôt, et qu'elle le lira mal. »
Cette définition, quelque élogieuse qu'elle fut, constatait donc de nombreux vides dans le musée; on ne saurait aujourd'hui la maintenir. Le musée de Bruxelles n'est plus en etTct une préface; il est un des chapitres les plus brillants de ce beau livre de l'art flamand, ou, plus o\actement, il en est la table des matières où tous les maîtres qui ont illustré le pays sont représentés par des œuvres importantes et où une place de jour en jour plus considérable a même été réservée aux écoles étrangères.
Grâce aux conservateurs qui se sont succédé, grâce surtout .à la science consommée et au goût éclaiié du vénérable M. Fétis, qui préside avec une si grande autorité la commission artistique, le musée de Bruxelles, installé dans un vaste édifice, rivalise aujourd'hui avec les plus célèbres collections d'Europe.
Aertsen (Pietkii), dit Lange Pier (Pierre le long). Hollandais, 4508-157.').