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LA PEINTURE EN EUROPE

Catalogues Raisonnes

DES ŒUVRES PRINCIPALES CONSERVÉES DANS LES MUSÉES, COLLECTIONS, ÉDIFICES CIVILS ET RELIGIEUX

Par M. Georges LAFENESTRE

Membre de l'Institut Conservateur des Peintures au Musée national du Louvi^e

et M. Eugène RICHTENBERGER

(Ouvriidcs lini.nrrs il,' sniiftcriiitioii^ du. Mhiisti'rc <lc l'Imtruction pahlique)

La collection de La Peinture en Europe est destinée à combler une lacune qu'on avait le regret de constater dans la bibliographie française. Il existe, certes, dans notre littérature, de foi-t savantes monographies sur tel ou tel grand maître, et des études spéciales sur les différents musées; mais personne n'avait eu l'idée de coordonner tous ces documents ni de présenter une description complète et raisonnée des peintures éparses dans les diverses villes d'Europe. Viardot, seul, avait commencé ce travail ; mais son ouvrage, peu scientifique, est déjà ancien ; depuis 1850, de nombreux remaniements se sont produits dans les galeries publiques, de nouvelles collections se sont formées, en même temps que le goût artistique subissait d'heureuses et décisives modifications.

Si fhabitude de voyager s'est en effet répandue dans tous les pays, même en France, il n'est pas douteux que l'éducation plus sérieuse donnée à la jeunesse, les connaissances plus étendues qu'on s'efforce d'acquérir, ont singulièrement ému la curiosité des amateurs et transformé sur bien des points les idées d'au-

trcfois. On ne se contente plus de nos jours de parcourir à toute vapeur les routes fréquentées ; Ton ne croit plus avoir tout vu, ({uand on a donné quelques regards disti'aits <à certaines toiles que Ra:!(lekei', Jeanne ou Murray ne nian(îuent pas de recommander à Tattention; mais on saitcpril existe çà et là des petits coins semblables à ceux dont a parlé Rourget, « qui ne renferment (ju'un ou deux tableaux, mais divins ».

Taine, Burger, Fromentin, Charles Blanc, Paul Mantz, Henri Delaborde, E. Mimtz, en France; Jiode, Bredius, Burckliardt, en AlTemagne; Growe et Gavalcaselle, en Angleterre, nous ont appiis à connaître cette merveilleuse Renaissance italienne, cette minute de floraison incomparable, et nous ont raconté la vie de ces maîtres llamands et hollandais ((ui donneraient à penser » qu'avec eux Tart de peindre a dit son dernier mot, et cela dès la première heure ».

Cette pléiade héroïque des xiv^^ et xvc siècles, nous avons apj)i-is à Fadmirer aussi bien ((ue les illustres méconnus du siècle dernier et les brillants rej)r*'sentants de l'école modeiMie. Combien d'autres, même dans les xvi'* et xvii'* siè(des, (jui avaient été éclipsés par le rayonnement de leurs géniaux contemporains, ont été remis en lumière et occupent maintenant la place qui leur est due !

Mais c'est dans d'infimes Ijourgades souvent que les ouvrages supérieurs de ces artistes sont disséminés, dans de petits musées dont les catalogues incomplets sont écrits dans une langue étrangère ; ou bien dans d'obscurs couvents, dans des hôpitaux écartés.

En dressant une sorte d'inventaire de toutes les peintures qu'on peut voir dans les dilTérents pays, les auteurs de La Peinture en Europe donneront au public des indications très utiles sur l'existence de tableaux, connus parfois de quelques initiés seulement, et ils fourniront ainsi d'indispensables renseignements sur l'œuvre de chaque maître et l'histoire de chaque école.

Sous la direction de MM. Lafenestre et Pdchtenberger, nous visiterons successivement Paris, où tant de richesses sont conservées dans les édifices et les collections, et la France, si digne de l'attention des connaisseurs, avec ses deux cents musées de province, prescpie tous inconnus ou méi)risés, mais qui renferment cependant des Pérugin, des (lérard David, des Van Eyck, des Mantegna, sans parler des Watteau, des Fragonai'd, des Ingres, des Delacroix, des Corot et de tant de merveilles de l'Ecole française, ancienne et moderne.

Les volumes sur la peinture hors de France paraîtront concurremment Après avoir vu les grands centres italiens, tels que Florence, Milan, Venise et Rome, nous ferons connaissance avec ces autres villes où les grands maîtres ont laissé d'impé-

rissables souvenirs : Gastiglione d'Olona, Brescia, Bergame, Crémone, Mantoue, Ferrare, Pise, Sienne, Arezzo, Pérouse, Monte Oliveto, Orviéto, Assise, Montefalcone, San Gimignano, et tant d'autres cités où le voyageur doit faire un pieux pèlerinage.

Que de peintures intéressantes renferme également l'Allemagne, où les auteurs nous conduiront un jour! Sans parler de Dresde, de Vienne et de Berlin, que de surprises nous réservent Cologne avec Stéphan Lochner et ses successeurs ; Munich où se rencontrent ces maîtres anonymes, tels que le maître de la Passion de Lyvesberg et le maître de la Mort de la Vierge ! C'est à Augsbourg seulement qu'on peut étudier Hans Burgmair; Holbein n'apparaît dans toute sa splendeur qu'à Bàle et A. Durer qu'à Nuremberg; et Gassel, et Brunswick, avec leurs magnifiques collections de Rembrandt, Van Dyck, Rubens, Titien et Frans Hais !

L'Angleterre, la Russie, l'Espagne viendront ensuite.

Le premier volume a été consacré au Musée du Louvre.

Le second à la ville de Florence.

Le troisième à la Belgique.

La description de la ville de Venise fait l'objet du quatrième volume.

Le cinquième volume nous fait pénétrer en Hollande.

Les sixième et septième volumes sont consacrés à la ville de Rome. Réservant pour la prochaine publication la description des Musées royaux et municipaux et des collections particulières, dans le présent volume, nous faisons visiter à nos lecteurs les monuments religieux de la Ville Eternelle, le Vatican — chambres et loges de Raphaël, appartements Borgia, Musée chrétien, chapelle de Nicolas V, appartements particuliers de Sa Sainteté, chapelles Sixtine et Pauline, salle Royale — et les nombreuses églises qui renferment tant de manifestations diverses de l'art pictural, œuvres d'artistes de tous les temps, depuis Masolino de Pavicale à saint Clément jusqu'au Père Pozzo et à Gaudi au Gésu et à saint Ignace.

N'ayons garde d'oublier le délicieux frontispice que le sculpteur Lanson a composé et qui restera comme la marque de fabrique de cette collection dont M. L. -Henry May doit suivre la publicalion.

PlUX DES VOLTMES l'AIU S

richement cartonné

Florence, richement cartonné

Le Musée National du Louvre (3<^ édition),

10 francs.

Il a été tiré 50 exemplaires sur papier de Hollande, avec reproducUrtn ph()t(»gi aphi(iue sur Japon au prix de

La Helyique, i-ichement cartonné.

duction photographique sur Japon au prix de

Venise, richement cartonné

Il a été tiré 25 exemplaii'es sur papier de Hollande, avec l'epro-

duction photographique sur Japon au prix de.

La Hollande, richement cartonné

n a été tiré 25 exenii)laires sur papier de Hollande, avec repi'o-

11 a été tiré 25 exemplaires sur papier de Hollande, au prix de. 25 —

Rome. — l'r volume.— l e Vatican. — Les Églises. 10 —

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