Le Gué (salle VIII
Au premier plan, au milieu, sur une langue de terre, un cheval blanc chargé de paniers remplis du volailles, un paysan qui se déchausse
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pour traverser le gué, et une femme montée sur un Ane, à laquelle parle un paysan en veste bleue et lx>nnet rouge, un enfant à son côté. A gauche, la rivière, que traversent quatre vaches conduites par une femme qui retrousse sa jupe. Sur la rive opposée, des chevaux qui se baignent et des paysans qui se chauffent autour d'un feu. A gauche, de hautes collines boisées.
Signé au milieu, au premier plan, du monogramme A.
H.. 0,9-1; L., 1,*2:{. T. — Fiy. pot. nat. — Achète- C.OOO francs, en IS-S, à M. Meerts.
Backuisen ou Bakuysen (Ludolf). — Hollandais, I6;n-I708. 166. — TemptHe sur les côtes de Norvège (<alle VI 11).
Sur une mer en furie, deux vaisseaux portiuit le pavillon hollandais sont poussés parle vent vers la droite; à gauche, un troisième navire en détresse; au fond, sur le rivage, des tours et diverses habitations.
Signé sur une planche, an premier plan : L. Backu.
H., 1,"7:J; L., 3,00. T. — Achelt- 2,000 florins, en IHiH, par M. Niouwenhuy» au musée d'Amsterdam, et vendu ir),'2()0 franc* A sa vente, en 1833. Acquis, en 1K62. A la vente Haillie Bos«chaert, d'Anvers, pour 4, 100 francs. — « Comme dans toutes les compositions de liakuysen, les ombres ont lortcment pouss*'- au noir; mais ici on n'ose s'en plaindre, car le ton gém-raloment assombri donne à l'ensemWe de l'œuvre un aspect tout à fait sinistre et grandiose. » (E. LECi.KRcy, Gazette des Deaux-Arts, l""» 8» r., t. XIII, p. lOô.)
Balen (Hendrik V.\n). — Flamand, 1 560-1 «32. 170. — La Fécondité (salle IX).
H., 0,r>0; L., 0,40. C. — Le paysage est de Jan Bruegliel, de Velours.
Barocci (Fkderigo). — Romain, lo28-M)li.
172. — Vocatioii de saint Pierre et de saint André (salle II).
Sur le rivage, à gauche, le Christ en robe grise et manteau rouge, de trois quarts tourné vers la droite, tend la main droite à saint Pierre, agenouillé devant lui, de prolil, en tunique jaune à ceinture bleue et manteau gris, un bonnet rouge dans sa main gauche; au second plan, sur le lac, saint André dans une barque qu'un batelier pousse vers le rivage. Au fond, le lac.
Signé, à droite sur une pierre : Federicus Barocius Urbinas FaciEBAT MDLXXXVI.
H., 3,15; L., 2,35. P. — Fig. gr. nat. — Gravé par A. Collaert et G. Sadeler flô'JK). — En ir>84, Barocci avait fait pour la confrérie dd Saint-André, à Pesaro, un tableau qui lui fut payé 200 écusd'or. Ce tableau fut acheté aux prôtres par Philippe II, qui le mit à l'Escurial. Le peintre en fit une répétition ; c'est cette toile que possède Bruxelles et qui fit partie du premier envoi de Paris (1802).
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Begeyn (AbrahAxm). — Hollandais, 1630 697. 173. — Une côte aux environs de Naples (salle VIII).
Sur le rivage, à gauche, un marchand oriental étale ses bijoux devant deux promeneurs; au milieu, une dame, en jupe jaune, suivie d'un nègre portant un parasol, parle à une mendiante; au second plan, un marchand assis sur un ballot, et deux hommes, l'un à pied, l'autre monté sur un âne, s'avancent près d'un édifice en ruine; à droite, au premier plan, deux chèvres; au fond, la mer que sillonnent plusieurs navires.
Signé adroite, sur un fût de colonne : A. Begeyn (A et B entrelacés).
H., 0,93; L., T. — Fig., 0,22. — Acheté FO) francs, en ISH, à M. Tliys père.
Berghem ou Berchem (Glaes-Pietersz) . — Hollandais, 1620-1683. 176. — Repos dans la prairie (salle VIII).
Au premier plan, deux vaches couchées sur le bord d'une mare; à droite, contre une barrière, deux autres vaches et un berger, un aiguillon à la main ; à droite, près d'un rocher, deux vaches paissant.
Signé : Bergen.
}{., 0,*1; L., 0,MS. B. — Ancienne collection Lollier (nSD). — Acheté 6,:i00 francs, en à la vente Hcrman do Kal.
Berck-Heyde (Job et Gerrit). — Hollandais : Job, 1630-1693; Gerrit, 1638-1698.
176''. — Vue de Haarlem.
Sur la place de la cathédrale, se croisent plusieurs groupes de promoneurs; au premier plan, vue de dos, une dame en robe blanche; à <lroite, des maisons en briques, ornées d'enseignes; la plus rapprochée j)orte un bras étendu dont la main tient une grappe de raisin. Au fond, la vieille église.
H., 0,42; L., 0,40. B. Fig., 0,06. — L'architecture est de Gerrit; les ligures sont de Job. — Acheté .'3,ôOa francs, en 1884, à M. Léon Gaucliez.
Biset (Charles-Emmanuel). — Flamand, 1633-après 1685.
178. — Guillaume Tell s'apprétant à abattre la pomme placée sur la tête de son fils (saHe X).
Au premier plan, à gauche, le fils de Guillaume Tell, de profil tourné vers la gauche, les yeux bandés, une pomme sur la tète; à droite, Guillaume Tell bandant son arc, et, près de lui, un cavalier, vu de face, en vêtements bruns, s'appuyant sur une canne, et suivi de cinq personnages en vêtements noirs et ceintures rouges, portant à la main leurs chapeaux
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à plumes blanches, de plusieurs massiers, d'un porte-drapeau et d'un tambour. Au second plan, une lonijue balustrade ornée des écussons de la confrérie de Saint-Sébastien, derrière laquelle se tiennent del)out les membres de la confrérie, en costumes noirs et rabats blancs, quelques-uns portant sur l'épaule les insignes de leur grade; au centre, assis, le syndic, Jean Snyers, éclievin et bourgmestre d'Anvers, les mains posées sur un tapis rouge, sur lequel sont brodées ses armoiries. Au fond, un riche édifice surmonté d'une terrasse sur laquelle se tient, entouré de gardes, Gcssler en costume oriental; à sa gauche, au lx)ut d'une pique, son chapeau, que Guillaume Tell refusa de siduer. Paysage à l'horizon. L'architecture est de (iuillaume vau Ehrenberg; le paysage, d'Emelraet.
H., 1,17; L., -i.Oy. T. — Fig., 0,:\H. — Ce tabloau, commandé par la confrérie do Saint-Sébastien, à Anvers, ornait la salle des réunions. — Ancienne collection du comte de Robiano. — Acheté l,.')"! francs, en 1KG2, à la vente Nieuwenhii} «. — Attribué autrefois à Gonzalès Coquès. — i Les personnap^es sont peints avec upe sobriété concise et vigoureuse. Toutes les tôtes sont vivantes; le caractère s'y dessine avec une netteté et une sincérité oxprcssivo. La rangée des juges noirs ne fait point tache sur ce palais aux ombres transparentes, où l'air circule, où éclate le soleil. » (H. Lkclbbcvi G. des Bcaux- Arls, sér., l. IX, p. m.,
Bles (Henri de), dit, par les Flaniands, Met de Blks (ii la houppe), à cause d'une Fnèche de ciieveux blancs qu'il avait sur le front, et, i)ar les Italiens Civltta (la chouett(»\ parce qu'il avait l'habitude de |)lacer, comme signature, une chouette dans ses tableaux. — Flamand, 1480 (?H'ii>0(?;.