Triptyque (salle XI
Panneau central. — L'Assoinplion de Ui Vierge. — Au milieu, le tombeau ouvert de la Vierge, en marbre blanc, entouré de nombreux assistants; à gauche, agenouillé, agitant un encensoir, saint Pierre, en riches habits pontificaux, quatre disciples et un enfant de chœur tenant un cierge; à droite, saint Jacques, appuyé sur une croix, saint Jean, une palme dans la main droite, cinq disciples, et un autre enfant de chœur; au fond, se dirigeant vers la gauche, le convoi funèbre de la Vierge précédé de religieux, suivi d'un évéque et des apôtres; à droite, une ville fortifiée; paysage montagneux à l'horizon; au ciel, la Vierge vue de face, les mains jointes, en robe et manteau bleus, entrt; deux saints; autour de ce groupe, des anges musiciens, et, dans une nuée, Dieu le Père qu'adorent des anges agenouillés.
Volet de gauche. — Le Donateur, en robe grise bordée de fourrure, est agenouillé, de trois quarts tourné vers la droite, les mains jointes ; derrière lui, un ange debout, en robe blanche; à droite, deux prêtres vêtus de riches dalmatiques, l'un tourné vers la droite, portant une tiare, l'autre tourné vers la gauche ; fond de paysage avec saint Thomas
MUSÉE DE BRUXELLES
auquel un ange remet la ceinture de la Vierge ; à l'horizon, un fleuve entre des rochers. Au ciel, un ange portant un écusson.
Volet de droite. — Un donateur et une donatrice^ de trois quarts tournés vers la gauche, agenouillés, les mains jointes, l'homme en pourpoint noir et manteau bleu, la femme, enrobe brune, manteau noir bordé de fourrure, coiffée d'un voile blanc; au second plan, à gauche, un ange, en robe rose, une écharpe blanche croisée sur la poitrine ; au fond, dans un paysage, des saintes femmes agenouillées ; à l'horizon, un fleuve; au ciel, un ange, portant un écusson surmonté d'une croix.
Pan. cent., H., 1,85; L., 1,07. — Vol., H., 1,85; L., 0,47. B. — Fig., 0,72. — Acheté, en 1844, à M. Lucq. — Ce tableau fut attribué d'abord à Gérard van der Maire, puis à Hugo van der Goes, par Waagen, et enfin à Gossuin van der Weyden. A l'appui de cette dernière attribution, van Hasselt cita un passage d'un ouvrage publié sur la Campine, par M. le chanoine Heylen, archiviste de Tongerloo, dans lequel il était parlé d'une Mort de la Vierge et d'une Assomption, peintes, en 1535, par Gossuin van der Weyden, qui ornait le maître-autel de l'église dans cette localité. Cette hypothèse prévalut donc jusqu'au jour où M. Fétis la détruisit en prenant soin de comparer soigneusement le triptyque du musée avec l'œuvre décrite .par le chanoine. Cet examen fit reconnaître des différences si nombreuses entre ces deux tableaux, que l'attribution à Gossuin van der Weyden dut être aussitôt abandonnée. (Voir Catal., p. 185.)