‹ La BelgiqueChapitre 187 sur 495 · Triptyque (salle XII · texte numérisé non relu

Triptyque (salle XII

Panneau central. — L\\doratio7i des bergers. — Au miheu, l'Enfant Jésus est couché sur le sol, adoré à gauche par la Vierge, en robe bleue et manteau blanc, les mains jointes, à droite par saint Joseph, en tunique jaune et manteau rouge, qui tient un cierge allumé, tous les deux à genoux; au second plan, au milieu, un ange aux ailes diaprées, près du bœuf et de l'âne et au-dessus de l'étable, deux autres anges et le Saint-Esprit; à gauche, près d'un mur, trois bergers; à droite, deux bergers et une religieuse, tournés tous vers le Sauveur. Fond de paysage avec des paysans et des cavaliers.

Volet de gauche. — V Annonciation. — A gauche, dans une chambre parquetée, la Vierge, en robe bleu foncé et manteau rose, est assise.

MLSKH DE BRUXELLES.

tenant sur ses genoux un livre orné de miniatures; à droite, s'avance un ange v^^tu d'une robe blanche et d'une dalmatique rouge, un sceptre dans sa main gauciie; au ciel, le Saint-Esprit; au fond, par une fen(^tre et deux arcades, on aperçoit le paysage; sur les vitraux sont peintes deux lettres gothiques dans des médaillons.

Au revers. — Saifite Catlivrine, de profil tournée vers la droite, coiffée d'une couronne d'or, une épée nue dans la main droite, un livre ouvert sous le bras gauche. (Grisaille; les chairs légèrement colorées.)

Volet de droite. — Ui Cirroncislon. — Dans une éghso, à gauche, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu foncé, tient au-dessus de l'autel l'Enfant Jésus, que le grand prêtre circoncit; au second plan, une femme et deux hommes; sur le pied de la table, dans une niche, Moïse; sur le plancher, une inscription gothi(ine.

Au revers, — Snijitc Barhc, en longue robe grise et toque rouge, tenant de la main droite un livre. (Grisaille.)

Pan. cent., H.. 1,28; L., 0,49. B. — Volels, H., 1,28; L., 0,40. B. — Fig. pet. iiat. - Acheté G.OOO fraacs en lyjo.

* 107. — Portrait (Vnn (l(mal<nu' (salle XI).

11 est agenouillé, au milieu, devant un prie-Dieu sur lequel est posé un livre ouvert ; vi.sage rasé, chevelure blonde, manteau en velours noir à col de fourrure; au second plan, à droite, debout, saint Pierre presque chauve, barbe et mousUiches blondes, tunique grise et manteau rouge, portiint dans ses mains jointes les clefs retenues par un cordon; ces deux personnages sont de trois quarts tournés vers la droite. Au fond, devant un château fort, sur la muraille duquel est perché un paon, deux groupes d'assistants; l'un, à gaucln'. se compose d un homme agenouillé, accom])agné de deux dames et d'un page debout; l'autre, au milieu, de trois hommes d'armes dont l'un porte sur la poitrine l'aigle d'Autriche; à l'horizon, une poterne ouverte.

H., 0,79; L., 0,3". B. — Fig. pet. nat. — Collection d'Arenberg. — Ce portrait et le suivant formaient certainement à l'origine les volets d'un triptyque.

■ 108. — Portrait d'une donatrice (salle IX).

Elle est agenouillée au premier plan, les mains jointes, près d'un prie-Dieu recouvert d'un tiipis noir sur lequel est posé un li\re ouvert; robe noire garnie de fourrure, pèlerine noire, coiffe en gaze blanche; à sa droite, del)Out, saint Paul, appuyé sur une épée qu'il tient de la main droite, presque chauve, barbe et moustaches l^londes, tunique rouge, manteau vert. Les deux personnages sont tournés de trois quarts vers la gauche; au fond, la conversion de saint Paul et des rochers percés d'une arcade, surmontée d'un château fort.

H., 0,79; L., 0,37. B. — Fig. pet. nat. — CoUectiou d'Arenberg.

MUSÉE DE BRUXELLES

108^. — Ecole flamande.

Portrait d'homme.

MUSÉE DE BRUXELLES. 123

* lOS'^. — Portrait d^homme (salle XI).

11 est debout, sur un balcon, de trois quarts tourné vers la gauche; ses mains gantées tiennent un chapelet posé sur un coussin rouge brodé de perles, aux coins duquel sont les lettres A et C. Pourpoint grenat, pèlerine noire doublée d'hermine, toque noire. Au fond, Auguste et ses courtisans, auxquels la Sibylle montre la Vierge au ciel, dans une nuée; au milieu, un pilastre dont les chapiteaux portent des enfants tenant les uns un casque, les autres une lance et un écusson; à droite, plusieurs personnages accoudés aux fenêtres d'un château fort.

H., 0,88; L., 0,55. B. — Fig. à mi-corps. — Acheté 15,000 francs, en 1887, à M. Léon Gauchez. — Certainement de la même main que les deux portraits précédents et peut^ être panneau central du triptyque dont les numéros précédents seraient les volets. Ce qui fait de cette supposition, dit M. Fétis, une quasi-certitude, c'est l'absence de signification dans le n" 107 de l'épisode des personnages du second plan, ayant les yeux levés vers le ciel sans que rien ne motive cette action. Il s'agit manifestement, comme dans le numéro 108 A, de l'apparition de la Vierge à Auguste. La Vierge et sa gloire d'anges ont disparu par suite de la mutilation du panneau. (Voir Catal., p. 219). Les volets devaient alors être cintrés par le haut pour recouvrir complètement le panneau central.

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