VI INTRODUCTION
lecteurs, en leur présentant les œuvres les plus importantes conservées soit dans les musées, soit dans les édifices religieux et civils, soit même dans les collections particulières.
L'ouvrage se divise en trois parties principales :
1° Bruxelles et ses environs, Saventhem, Louvain, Malines; T Anvers;
V La Belgique occidentale (Gand, Bruges, Termonde, etc.).
Nous avons dû, sous peine de grossir démesurément le volume, laisser de côté des villes telles que Liège, Namur, Mons, Lierre, etc., quoiqu'elles méritent à un certain degré l'attention de l'amateur. Dans les villes même que nous visitions, nous avons nécessairement été conduits à faire un choix parmi les œuvres qu'elles renferment, et nous nous sommes trouvés dans Fobligation, à notre grand regret, de négliger l'école moderne, qui a compté et compte encore cependant en Belgique tant de brillants représentants.
11 nous a semblé préférable, en restreignant notre ^rogramme, de nous appliquer à présenter, sur les points saillants, les renseignements les plus utiles et les documents les plus authentiques et d'appeler l'attention sur des maîtres moins connus que le rayonnement de leurs contemporains ou de leurs successeurs avait trop longtemps laissés dans l'ombre. C'est dans cet esprit que nous avons choisi les reproductions photographiques. Parmi les excellents clichés que MM. Lévy de Paris, Hermans d'Anvers, Hanfstaengl de Munich ont gracieusement mis à notre disposition pour les musées de Bruxelles et d'Anvers, nous nous sommes arrêtés, autant que possible, à ceux qui représentaient des œuvres typiques. Pour les autres villes, nous nous sommes assuré la collaboration de M. Chabrier, et c'est dans l'importante collection de photographies qu'il a rapportée de Belgique qu il nous a été permis de prendre quelques mor-
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ceaux inédits des plus intéressants, tels que les volets du triptyque de Memling à l'hôpital Saint-Jean, ceux du triptyque de Gérard David au musée de Bruges, le Martyre de saint Liévin de Rubens, celui de saint Érasme par Thierry Bouts, le Memling nouvellement acquis par le musée d'Anvers, etc., et les tableaux que S. A. S. le duc d'Arenberg, M. Scollaert et M. Kums ont eu la grande amabilité de nous autoriser à reproduire parmi ceux qui ornent leurs galeries.
Le choix que nous avons dû faire dans un trésor si riche laisse encore bien des lacunes et pourra être discuté. Nous devons toutefois faire remarquer que la faute ne saurait toujours nous en être imputée. Si nous n'avons pas donné telle œuvre intéressante, comme par exemple le Van derMeire de Gand, c'est que les aj^torisations nécessaires nous ont été refusées; si d'autres planches, comme celle du Cambyse de Bruges, sont un peu défectueuses, c'est qu'il n'a pas été permis de déplacer la peinture; enfin, pour des raisons matérielles, bien des tableaux ne peuvent être reproduits en typogravure, malgré l'habileté des artistes.
En Belgique, comme à Florence, nous avons trouvé partout l'accueil le plus sympathique et nous devons notamment exprimer toute notre gratitude, pour le précieux concours qu'ils nous ont prêté, aux savants conservateurs des musées, MM. Fétis et Hymans à Bruxelles, de Vriendt et Pierre Koch à Anvers, Van Even à Louvain, aux administrateurs de l'hôpital Saint-Jean et de l'église du Saint-Sang à Bruges, etc., etc. Les autorisations qu'ont bien voulu nous accorder Sa Majesté le roi des Belges, Son Altesse Sérénissime le duc d'Arenberg, M. Scollaert et M. Kums, et qui nous ont permis de donner une description sommaire de leurs collections, nous ont été particulièrement précieuses.
Nous devons ajouter que nous avons trouvé en M. Jean