MALIN ES
prêtres oratorions de Malines, ce tableau fut pris par l'Administration des domaines chez Guillaume Herreyns, directeur de l'Académie de Malines, oh. il avait été déposé, et donné au musée d'Anvers. Il fut rendu à la ville de Malines en 1826. « Ce beau tableau, entièrement de la main de Rubens, doit dater de 1613 à 1615. Il est peint dans une pâte ferme, très lisse et excessivement légère. Sur les chairs roses et très claires courent des teintes bleuâtres ; les contours sont bordés d'ombres brunes. » (M. Rooses, IT, 100.)
École siennoise. — Saint François et une sainte femme.
H., 0,95, L., 0,56. B. — Fig., 0,78. — Forme cintrée par le haut.
École italienne du xvr siècle. — Saint Pierre portant les clefs.
H., 0,64; L., 0,33. — Fig. en buste, pet. nat. — Forme cintrée par le haut.
ANVERS
Plan du musée d'Anvers,
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Les salles A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K sont consacrées aux maîtres anciens.
Dans la salle G est réunie la collection van Erborn.
Les salles N, O, P contiennent des tableaux historiques.
Les autres salles renferment les œuvres des peintres modernes et contemporains.
Édifice. achevé en 1890, sur les plans de MM. J.-J. Winders et F. van Dyck. Le vestibule est décoré de quinze peintures par Nicaise de Keyser, représentant l'Histoire de Vart flamand. Le rez-de-chaussée contient la galerie de sculpture et l'œuvre gravée de Rubens. Le premier étage est réservé à la peinture tant ancienne que moderne. Ce musée, composé d'abord d'œuvres provenant des couvents supprimés, fut constitué le 5 mai 1810 par décret de Napoléon I". Il s'enrichit considérablement en 1815 par le retour des tableaux transportés à Paris, puis des donations importantes du chevalier Fl. van Ertborn (1840) et de la baronne douairière Van den Hecke-Baut de Rasmon (1859). En outre, l'administration des hospices civils a consenti à exposer dans le musée un grand nombre de tableaux lui appartenant.
Angelico da Fiesole (Fra Giovanni). — Florentin, 1387-1455.
3. — Saint Romuald reprochant à Vempereur Othon III le meurtre du sénateur Crescentius (G).
A gauche, devant la porte d'un couvent, saint Romuald-, en vêtements épiscopaux bleu et or, une verge dorée dans la main droite, repousse de la gauche l'empereur Othon III, en chausses rouges, vêtement rose, couronné d'or, qui, malgré ses promesses, avait mis à mort le sénateur romain Crescentius, et avait enlevé sa femme. A côté de l'empereur, debout, son favori Tham, vêtu de rouge, et sur le premier plan, devant l'évêque, vu de dos, un nain s'appuyant sur une épée d'or. En contrebas, à droite, dans les rochers, des moines sur un sentier.
H. , 0,22; L., 0,27. B. — Fig., 0,10. — Acquis en vente publique à Paris, en 1825, de la comtesse de Looz, de Florence. Coll. Van Ertborn.
I. Catalogue des peintures et sculptures du musée d'Anvers, avec le supplément et la table alphabétique. Cinquième édition, 1890 (épuisée). — Id, Sixième édition, abrégée; réimpression, 1894. — Le Musée d'Anvers, par W. BuBGER ; Paris, V^« Renouard, 1862.
Nous avons suivi, dans la description des tableaux, l'ordre rigoureusement alphabéti lue du nom des peintres, sans tenir compte des particules telles que de, ou van, qui peuvent précéder leur nom patronymique. Ainsi van Dyck est à Dyck, van der Heyden à Heyden. Exception est cependant faite pour des maîtres comme Angelico da Fiesole, Antonello de Messine, dont le surnom ou le nom de baptême sont seuls généralement usités. La lettre entre parenthèses indique la salle dans laquelle le tableau est exposé.
ANVERS
Anthonissen (Hendrick van). -- Pcintiv liollandais, vivait dans la première moitié du xvm'" siècle. 359. — U}fe rade.
H., (•,";."); I.., 1.0". I\ l>r<ivi('ii1 de r.'-vô.-lir (fAnvers.
Antonello de Messine. — Italien, ii i 492. ' 4. — Le Crucifiement (C).
Au milieu, le Giirist en eroix. A droite, le iiuunais larron, attaché à la liranche d'un arbre sec, au jjied duquel est ai^enouillé saint Jean, aux longs clie\eu\ roux, en robe ijrise et manteau rouge, chaussé (h; Itottiries noires, de |)roni tourné vers la gauche. A gauche, le bon larron, lie sur la fourclu^ d'un arbre au pied (hicjnel e.^l assise la .sainte Vierge, \iie de face, en robe grenat et manteau bleu, les mains croisées sur ses genoux. Au |)remier plan, une chouette, des os.sements, un crâne d'où sort un serpent, et, sur la gauche, un lapin sous un morceau de l)ois fixé en terre. Au fond, une vallée d'un \ert tendre, avec un(^ rivière, entre une ville, à gauche, et un château fort, il droite, sur la hauteur. Au fond, la mer entourée de côtes rocheuses. Ciel clair et frais de printemps.
Signé, sur le rouleau de papier posé sur le morceau de bois :
L'abré\ iatioii O*' fort douteu.se\ que (piel- (pies-uns croient lire, indi(|nerail, suivant eux, (jue le panneau a étV' peint ii l'huile [oleo], procédé nouvellement introduit par Van Eyck.
H., 0,.'îS; I... 0,4'2. H. — Gravé par Oiifîheiia {Mesmijev dex sciences cl des urls, anu'e Coll. Vaii Krtl)orn. — Acheté, en 1H26, à la vente de la douairière de Van
Maelcauip, de Balsberj^he. « Tal)leau remarquable, où le caractère italien, principalement ilans les traits du Sauveur et les ligures des larrons qui rappellent les saints de Car- [laccio, se développe avec une tout autre expression que dans les portraits du même maître. » (Cr. et Cav., I, 118.) — « A la précision minutieuse de l'ancienne école flamande s'ajoute le caractère fjrandiose et tourmenté du maître italien. On y sent un compatriote et un contemporain des Bellini et presque un précurs{!ur de MiclKîl-Aiijjrc, ilans les contorsions des suppliciés. » (Bukuek, Ancert^, 2S.)
^ 5. — Portrait tr homme (C).
Tourné de trois cpiarts vers la droite. \ i.sage ra.sé, maigrcï et basane. Longue chevelure brune. Pourpoint et toque noirs. Col l)lanc. Dans la main gauche une médaille, sur laquelle on lit : NERO CLAVD C/ESAR AVG. M. TR. V. IMPER. Fond de paysage avec un cours d'eau ou lagcnt dt^s cygnes; sur la berge, un liomme à cheval et un paysan.
H., 0,29; I.., 0.21. B. — Fiy. à mi-corps. — Gravé dans l'ouvrage du révérend Dilidiii :
MUSÉE D'ANVERS
Antonello de Le Calvaire.
Messine.
MUSÉE D'ANVERS
A biographîcal and picturesque tour in France and Germany, t. II, p. 458. Ce portrait a passé successivement pour être celui du peintre lui-même, puis celui de Vittore Pisano. M. A.-G. Wauters l'attribue positivement à Memling, et c'est une opinion soutenable. Sans parler du caractère général de l'exécution, qui rappelle Memling autant qu'Antonello, M. Wauters signale certains détails familiers au peintre de Bruges, tels que le petit cavalier du fond et l'étang où nagent les cygnes, et rapproche ce tableau d'un autre portrait d'homme, en noir, tenant un papier, de la galerie Corsini, à Florence, restitué également à Memling, après avoir longtemps et indûment porté le nom de Van der Weydenl. — Acquis à la vente Denon, à Paris, par M. Van Ertborn. « Il y a, dans cette peinture, beaucoup de sentiment et d'intelligence ; la touche en est vraie et naturelle. La ressemblance du faire d'Antonello et de celui de Memling se retrouve ici no]i seulement dans les détails du paysage, mais encore dans l'emploi sobre des couleurs, qui sont si légèrement touchées qu'on peut apercevoir au-dessous le dessin original. » (Cr. et Cav., Il, 142.)
Balen (Hendrick van) le Vieux. — Flamand, 1560-1632.