‹ La BelgiqueChapitre 246 sur 495 · Intérieur (G · texte numérisé non relu

Intérieur (G

Au milieu, un paysan, tourné de jjrolil vers la gauche, vêtu d'une veste brune, d'un j)antalon bleu et coiffé d'un chapeau gris, est assis, d'uiR^ main tenant un broc, et de l'autre tendant un pain à un enfant que porte dans ses bras une mère assise, vêtue d'un corsage vert, d'une jupe noire et d'un tablier violet, un bonnet blanc sur la tôte; au second plan, sur une table, une serviette et des aliments, et debout, un homme en vêtements gris, coupant du pain et regardant le petit enfant; au fond, au-dessous d'une fenêtre, trois convives attablés et un quatrième del»out; sur une chaise, un pot de bière; à gauche, une haute cheminée et un escalier. Sur des planches, des instruments de ménage.

H., 0,37; L., 0,34. B. — Fig. pet. nat. — Acheté 270 francs, en 1823, à M. Spruyt, de Gand. — Collection Van den Hecke-Bant de Rasmon.

Dyck (Anton YAiN). — Flamand, 1599-1641.

* 401. — Le Christ en croix (U).

Au miUeu, le Christ en croix, vu de face, la tête inclinée sur l'épaule droite. A gauche, saint Dominique, en robe blanche et manteau noir, debout, les bras étendus, contemple le Sauveur. A droite, sainte Catherine de Sienne, en robe grise, manteau noir, voile blanc, entoure de ses brasje pied de la croix, au bas de laquelle, au milieu, est assis sur une pierre un ange nu, auprès d'une lampe allumée, tenant une torche renversée entre ses jambes; au ciel, en haut, à gauche, deux petits anges. On. lit sur la pierre : Ne Patris Svi Manibvs Terra Gravis

MUSÉE D'ANVERS

EssET, Hoc S.vxviM Cruci Advolveiîat Et Hyic Loco Donabat Aintonivs^

VAN DyCK.

H., 3,40; L., 2,43. T. — Fig. gr. nat. — Suivant certains critiques, le peintre exécuta ce tableau vers 1629, en l'honneur des religieux dominicains, pour obéir à un vœu de son père qui avait été soigné dans sa dernière maladie par des religieux de cet ordre. Mais- M. GuifFrey le croit antérieur de trois années. Les défauts qu'on y reconnaît s'expliqueraient ainsi par l'inexpérience de l'artiste encore bien jeune. — « Ce tableau, est, en effet, un des plus faibles et des moins bien ordonnés du maître. La composition en est vide et froide et les différents personnages ne se rattachent pas les uns aux autres. » (GuiFFREY, n.) Lors de la suppression du couvent, il fut mis en vente. Acheté 6,000 florins sur une mise à prix de 10,000, il fut rendu au couvent. Transporté à Paris de 1794 à 181.5. — Gravé, aux frais des religieux, par Bolswert (la planche fut payée, dans la suite, 23.5 florins), par Nicolas Lauwers et par Normand (Landon).

* 402. — Jean Malderus, cinquième évêque d Anvers (H).

Il est assis, de foce, les deux mains appuyées sur les bras de son feuteuil, le visage tourné vers la droite; teint coloré, yeux noirs, barbiehe grisonnante, rocliet blanc, camail violet, barrette noire; une croix d'or pend au-dessous de son camail; de la main gauche il tient un livre^ noir à tranche dorée.

H., 1,18; L., 0,95. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Trouvé, en 1812, dans l'ancien palais épiscopal. — Bukger (p. 65) croit que ce portrait est une copie dont l'original^ d'après Rubens, est au palais de Windsor.

* 403. — Le Christ déposé de la croix (H).

Dans une grotte, à gauche, le Christ est assis sur son linceul, de trois quarts tourné vers la droite. La Vierge, assise au second plan, de foce, en robe gris foncé et voile gris clair, les yeux au ciel, soutient contre son sein la tète de son fils dont le bras gauche s'allonge sur son genou droit; à droite, la Madeleine, agenouillée, en jupe jaune, corsage grenat, baise la main gauche du Sauveur; au second plan, s'avance saint Jean, de profil, en manteau rouge. En bas, à gauche, les clous, l'écriteau, la couronne d'épines et l'éponge dans un bassin de cuivre.

H., 3,03; L., 2,23. T. — Fig. gr. nat. — Provient du maître-autel de l'église du Béguinage, à Anvers. Transporté à Paris de 1794 à 1815. — ■ « Dans cette toile, les formes sont conçues avec une grandeur particulière, les têtes sont nobles et la touche est d'une largeur magistrale. » (Waagen, II, 246.)

'''404. — Le Christ au tombeau (1).

A l'entrée d'une grotte, à gauche, la Vierge est assise, vêtue d'une robe grise, d'un capuchon brun et d'un manteau bleu, de trois quarts tournée vers la droite, les bras ouverts, les yeux au ciel; sur ses genoux repose la tête du Christ, étendu sur son linceul. Saint Jean, au second plan, au milieu, en robe rouge, de face, tient la main gauche du Sauveur dont il montre la blessure à deux anges, à droite,.

ANVERS

<ie profil; l'un s'agenouille, cachant son visage, et l'autre, debout, se penche, les mains jointes.

H., 1,14; L., 2,07. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Bolswort, par Langot, par Normand (Landon) ; la tête de la Vierge seule, à l'eau-forte par Danse. — Commandé au peintre, en 1634, par César-Alexandre Scaglia, abbé de Stalfarde, qui en Ht don aux Kécollcts ; ceux-ci en ornèrent la chapelle de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs dans leur église. Transporté à Paris de n94 à 1815. A subi de fâcheuses restaurations. — Le Louvre possède une première pensée de ce tableau traitée en esquisse (n" 196:$) et Munich une répétition avec variantes.

405. — Portrait de César-Alexandre Scaglia, abbé de Staffarde (I).

Il est debout, vu de face, uu-tcMc, le bras droit sur le socle d'une colonne. Chevelure brune, moustaches (^t barbe blondes. Vôtu d'une soutane noire et d'un manteau noir dont il retient les plis de sa main gauche. Adroite, une draperie jaune relevée; sur le pifklestal, au-dessus des écussons de Sciiglia, une inscription en riionneur du prélat, et la <late de sa mort, 21 mai 1641.

H., 1,S9; L., 1,11. ']'. — Fig. gr. nat. — Gravé par Pontius, à mi-corps. — Provient de' l'église des Récollets. Transporté à Paris de n94 à IKi.'j. — Burger {.invers, p. 66) <ii)Ute de l'authenticité de ce portrait, qu'il considère comme une copie dont l'original, de dimensions plus grandes, était à Londres dans la collection de M. Thomas Baring. — « La t<" te est distinguée, les mains sont fines et dignes de Van Dyck ; mais comment supposer (jue le maître, qui mourut à Blackfriars, près Londres, le 9 décembre 1641, ait fait dans ses derniers jours une répétition d'un portrait destinée à une chapelle des Récollets? »

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