‹ La BelgiqueChapitre 254 sur 495 · U Adoration des Bergers (D · texte numérisé non relu

U Adoration des Bergers (D

H., 2,51 ; L., 1,96. B. — Fig. gr. nat. — C'est là sans doute la Nativilé que le peintre exécuta, en 1559, pour l'autel des Jardiniers, dans la cathédrale. — « Ce tableau, qu'il faut considérer comme un des plus importants dans l'œuvre du peintre, est surtout remarquable par l'expression. Les têtes sont fines et douces; les accessoires, les animaux smit peints avec une larur<Mir savante. On peut regretter cependant que le coloris abonde fil gris roux, m tons neutres, et paraissent si effacés et si neutres. » (P.a,ul Ma^z, Hist. drs priiitrrs.\

* 114. — Saint Luc peignant le portrait de la Vierge (D).

Au milieu, le Siiiiil, \r(ij d uii aiiii)le ni;iiiteau rose, assis, la tête de trois quarts tournée vers la gauche, peint. Au second plan, un élève, les manches retroussées, broie des couleurs; à gauche du chevalet, le ])œuf symbolique, portant au front le blason de la confrérie des peintres.

H., 2,02; L., 1,97; B. — Fig. gr. nat. — Provient de l'ancienne Chambre des peintres. — Sous les traits de saint Luc, le peintre a représenté son ami Rykaert-Aertz ; il s'est représenté lui-même sous les traits de l'apprenti.

Fouquet (Jehan). — Français; vers 1415-vers 1485.

* 132. — La Vierge et V Enfant Jésus (C).

Sur un faiileuil dont le dossier et les bras, en marqueterie, sont onit's (le pcrli^^, est assise de face la Vierge, de teint pâle, au front b()nib(> cl liTs (ItM^ouvert. Elle est vêtue d'une robe grise dont le corsage (IcUicc hussc ^()il• SOI) sein gauche, d'un manteau blanc à doublure d'herniine, et coitliM" (ruiic couronne enrichie de pierres précieuses et d'un voile (1(> i^ii/.c; elle haisse les yeux vers l'Enfant Jésus, assis tout nu

emportent le fils du premier homme.

Signé à droite :

ANVERS

sur son i^oiiou gaucJio, de trois quarts tourné vers la j^auclie. Autour du fauteuil, six anges rouges, trois de chaque côté, Tuu au-dessus de l'autre, sur un fond bleu rempli de chérubins de même couleur.

H., 0,91 ; L., 0,H1. B. — Fif?. à mi-jambe, gr. iiat. — Gravé par Gaujean (Gonsk, Art (jolliifjuf). — Derrière le panneau on lit : « La Sainte Vjerge, sous les traits d'Agnès Sorel, maîtresse de Charles VII, roi de France, morte en 1450. Ce tableau, qui était dans le chœur de Notre-Dame de Melun, est un vœu de maître Etienne Chevalier, un des exécuteurs testamentaires d'Agnès Sorel.., 1775..., Gaulthier, avocat. » (Voir comte de Lauorue, la Renaissance des arts à la Cour de France, I, p. G91 et 727.) Ce panneau était la partie l'cnlrale d'un triptyque exécuté p<mr la cathédrale de Mohin et destiné à orner le tf)mbeau d'Étienne Chevalier, trésorier du roi; des deux volets, l'un, représentant le donateur et son patron, ajjpartient à M. Brentano; l'autre, où était peinte vraisemblablement Catherine Buté, lemme du donateur, a disparu en 179;}. — « La ligure de la Vierge a quelque chose de la manière douce et élancée de Memling qu'elle fait pressentir; l'Enlant Jésus est aussi gracieux que ceux de Van Eyck. » (Cr. i;t C.w., II, 12;i.) — « Agnès Sorel n'ayant pas eu d'enfant, on peut conjecturer que, sous les traits du ptMit Jésus, Fouciuet a représenté son lils. « (Gonse, Arl gothique, :W0.)

Francken (A.mbroisr) le Vieux. — Flamand, 1545-161 8.

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