‹ La BelgiqueChapitre 351 sur 495 · Portrait de femme (E · texte numérisé non relu

Portrait de femme (E

Debout, vue de face; robe noire, collerette et manches blanches, bonnet blanc; dans la main gauclie, un mouchoir, la main droite est appuyée sur une chaise. Au fond, une colonne et un rideau rouge.

H., 1,10; L., 0,'75. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Ces deux portraits appartiennent aux hospices civils.

MUSÉE D'ANVERS

Vos (Simon de). — Flamand, 1603-1676.

* 662. — Portrait du peintre (H).

De trois quarts tourné vers la gauche ; le visage souriant, vu de face ; chevelure ébouriffée, moustaches et barbe blondes ; vêtement et manteau noirs, fraise tuyautée blanche. La main droite est appuyée sur la hanche ; la gauche, qui repose sur le dossier d'une chaise, tient un rouleau de papier. Sur le fond, une inscription.

H., 0,95 ; L., 1,25. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Propriété des hospices civils.

Weenix (Jan-Baptist). — Hollandais, 1621-^660. 497. — Vue d'un port en Italie {G), Signé, à gauche : Gio. Batta. Weenix.

H., 0,84; L., 1,40. P. — Coll. Van den Hecke-Baut de Rasmon. Acheté 31 louis, en 1805, à M. Spruyt, de Gand.

Weyden (Rogier van der) ou de la Pasture. — Flamand, U00(?)-I464.

* 393. — Panneau central. — L'Eucharistie (C).

Dans la grande nef d'une église, le Christ cloué sur la croix, au pied de laquelle Marie-Madeleine est agenouillée, de trois quarts tournée vers la gauche, en robe violette doublée de fourrure et voile blanc, les yeux levés au ciel, les mains jointes ; à gauche, la Vierge, en manteau bleu et voile blanc, s'évanouissant entre les bras de saint Jean, en costume rouge, tournés tous deux vers la droite ; leur faisant vis-à-vis, une sainte, vue de dos, en robe rouge, corsage à manches jaunes, voile blanc. Au fond, derrière une grille devant l'autel, surmonté d'un retable doré et d'une statue de la Vierge, le prêtre, revêtu d'une riche dalmatique, vu de dos, élève l'hostie ; à sa droite, un laïque portant une hallebarde et une épée, en costume rouge, son chapeau attaché sur son dos, et un chantre, en dalmatique rouge ; à sa gauche, près d'un pilier, deux mendiants et trois fidèles.

* 394. — Volet de droite. — Le Baptême, la Confirmation, la

Confession (G).

Dans la nef d'une église, vue de profil, trois groupes différents, chacun sous une^ arcade ogivale. Le premier se compose de deux hommes, de deux femmes et d'un prêtre, groupés autour des fonds baptismaux. Au ciel plane un ange, vêtu de blanc. Dans le second, des fidèles, un prêtre, un enfant agenouillé, et trois autres enfants, déjà confirmés,

ANVERS

qui s'éloignent. Au ciel, un ange en jaune. Dans le troisième groupe, un prêtre on chasuble, coiffé d'un capuchon, devant lequel est un fidèle qui se confesse ; à son côté, une femme à genoux, vue de dos. Au ciel, un ange en rouge. Chacun de ces trois anges déploie une banderole sur laquelle est inscrit un texte relatif au sacrement représenté par le groupe au-dessus duquel il vole.

* 395. — Volet de gauche. — LOrdinatioriy le Mariage, V Extrême-Onction (C).

Dans la nef d'une église, vue de face, sous trois arcades ogivales : à gauche un prêtre, vôtu d'une chasuble blanche, est agenouillé devant un évêque mitré; au ciel, un ange en pourpre; au milieu, un prêtre, en chasuble blanche, unit deux époux ; au ciel, un ange en bleu ; à droite, un moribond est couché dans un lit, au pied duquel prient un prêtre, un homme et une femme ; au ciel, un ange en violet. Au premier plan, à gauche, une femme, assise à terre, lit dans un livre; un chien est à ses côtés.

Pan. cent., H., 2 m. ; L., 0,97. — Volets, H., 1,20; I.., 0,63. B. — Aux angles du cadre sont deux écussons : celui de l'évôché de Tournai et celui de Jean Chevrot, évêque de Tournai, de 1437 à 1460, sans doute le donateur du triptyque. Autrefois, à Dijon, dans la famille de M. Pirard, l'ancien premier président du parlement de Bourgogne, aux héritiers duquel il fut acheté, en 1846, par M. Van Ertborn. Bien que Ch. et Cav, semblent nier l'authenticité de ce triptyque, Burgkr le considère, au contraire, comme le chefd'œuvre du maître, celui qui représente le mieux sa manière et d'après lequel on peut le reconnaître. « Les détails de l'architecture et la sculpture qui ornent la nef centrale, les figurines des plans reculés, tout est peint avec une finesse correcte et s'harmonise dans l'ensemble. Les têtes sont animées d'une passion extrêmement dramatique ou ont une pieuse sérénité : elles sont toutes marquées d'une individualité dont on garde le souvenir. Les anges si délicats, jetés en l'air comme des oiseaux qui volent, ont une élégance particulière à Rogier van der Weyden, bien qu'il les ait empruntés aux van Eyck, qui semblent les tenir de l'école de Cologne ; car on les rencontre presque pareils dans les tableaux de meister "Wilhclm et de meister Stephan. » (Burgek, Anvers, p. 30, et Revue germanique, 28 février 1861.) L'authenticité de cette œuvre magnifique est généralement admise aujourd'hui, et M. H. Hymans la rapproche justement du grand triptyque du musée de Madrid, commandé, en 1455, par Jean Robert, abbé de Saint-Aubert, à Cambrai, et qui représente aussi, dans une de ces parties, les Sacrements. (K. v. M., I, 104.)

Page 1