La Sainte Vierge (C
Sous un portique orné de sculptures représentant, l'une le sacrifice (l'Abraliani, l'autre David portant la tète de Goliath, la Vierge, drapée dans un manteau amarante, un bandeau orné de perles retenant sa chevelure brune, sur laquelle est posé un voile de gaze, est assise sur un siège très ouvragé. Sur ses genoux l'Enfant Jésus, auquel un ange, agenouillé à droite, vêtu d'une robe blanciie et d'une riche dalmatique rouge et or, une viole à la main gauche, offre de la droite un fruit; à gauche, deux anges debout, l'un en robe jaune, l'autre en rol)e violette, chantent, tenant dans les mains un livre sur lequel sont tracées les lettres A. S. Au-dessus du trône, deux guirlandes de feuilles, retenues à droite et à gauciie par des enfants; par trois arcach'S cintrées, on aper(;oit au fond, dans le paysage, un château Ibrt et une ferme sur le bord d'une rivière.
H., 0,'79 ; L., 0,55. B. — Coll. Van Ertborn. — Ce tableau, qui ofTre de nombreuses resseniblanivs avec une peinture que possède M. Weld Blundel, à Ince-Blundel (Angleterre), et la IS'oce de Cana au nuisée du Louvre (n" 19:n)', a été successivement attribué à Van der Ooes. Jean de Mabuse et Gérard David. Il est certain qu'on y peut remarquer de nombreuses affinités avec ce dernier maître dans la facture et dans les expressions des Yisa(;es ; mais, comme le fait judicieusement remarquer M. Wealk (Gaz. des Beaux- Art,*, l"" série, t. XX, p. -HH)), « la touclie en est ditlérente, le contraste de couleurs brillantes et intenses encore plus frai)pant et les carnations plus blanches ». Peut-être est-ce l'œuvre d'un de ses élèves, d'Adriaen Ysenbrant, par exemple.