‹ La BelgiqueChapitre 37 sur 495 · Le Christ mort sur les genoux de la Vierge (salle X · texte numérisé non relu

Le Christ mort sur les genoux de la Vierge (salle X

A droite, la Vierge, de profil tournée à gauche, en long manteau bleu et voile blanc, assise sur une pierre, porte sur ses genoux le corps du Sauveur, dont saint Jean, au second plan, en vêtements gris, supporte la tete. Au premier plan, à gauche, le chevalier Dongelberge à genoux sur un coussin rouge, de profil tourné vers la droite, les mains jointes, armé d'une cuirasse qui laisse voir un pourpoint armorié; devant lui son casque. Au second plan, sa femme Adrienne Borluut, de trois quarts tournée à droite, le visage vu de face, vêtue d'une robe foncée.

H., 1,55; L., 1,10. B, — Fig. pet. nat. — Gravé par Leroy, dans le Théâtre sacre du duché de Brabant. — Ornait autrefois le tombeau du chevalier Dongelberge et de sa fommeudans l'église du Grand-Béguinage, à Bruxelles. « Le cadavre du crucifié n'est peut-être qu'un accessoire dans cette peinture, mais les deux figures agenouillées du chevalier et de sa compagne sont des portraits admirables, des effigies pleines d'onction, de caractère, d'intimité. Point d'artifice ici, point de manière, tout est sacrifié aux têtes qui sont singulièrement lumineuses ot vivantes. Rien de plus simple par le sentiment, rien de plus loyal par l'exécution. Les qualités qu'on y admire ne se rencontrent pas réunies à un aussi haut degré dans la plupart des œuvres de Crayer. » (Paul Mantz, Hist. des peintres.)

245. — La Vierge protectrice du Grand Serment de l'Arbalète (salle VIII).

Au ciel, dans une gloire, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, entourée d'anges, est agenouillée, de face, les mains jointes, les yeux levés vers le ciel; au premier plan, sur une terrasse terminée par une balustrade, les doyens et les jurés du Grand Serment de l'Arbalète, les uns agenouillés, les autres debout, en pourpoints et haut-de -chausses noirs, larges fraises et manchettes blanches, l'épée au côté, des chapelets dans les mains; ils sont divisés en deux groupes», sept à droite, de trois quarts tournés vers la gauche, six à gauche, de trois quarts tournés vers la droite, tous, le regard fixé vers le spectateur. Au milieu, des chapeaux à terre ; de chaque côté, des colonnes autour desquelles sont enroulées des draperies.

H., 2,52; L., 2, .50. B. — Fig. pet. nat. — Autrefois à l'église du Sablon, d'abord dans la chapelle du Serment, plus tard dans le chœur à droite, et faisant vis à-vis à un tableau de Coxcie (n» 2:52, p. 22) avec lequel il fut acheté à la fabrique en 1862. Transporté à Paris de 1794 à 1815. Nombreuses restaurations.

MUSÉE DE BRUXELLES

246. — Apparition de Jésus-Christ à saint Julien l'Hospitalier (salle IV).

A gauche, saint Julien, en vôtement vert et manteau rouge, et sa femme, en robe bleue et fichu blanc, près d'un lit vide dans lequel ils avaient recueilli, la veille, un malade trouvé devant la porte de leur hôpital. Ils se retournent à droite vers le Christ, qui leur apparaît dans un nuage, de profil, drapé dans un manteau sombre, tenant un étendard de la main gauche : il leur apprend que c'est lui (jui, [)our éprouver leur charité, a pris la figure de ce malade et leur annonce leur mort prochaine. Au premier plan, à droite, un pèlerin agenouillé, vu de dos, contemple l'apparition; au fond, un malade dans un lit.

H., 2,83; L., 2 m. T. — Fit,', put. ii.it. Provient de la chapelle do l'hôpital de .Saint- Ghislain (Saint-Julieu), à Briuciles.

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