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II. — Quartier du Sud-Ouest

ÉGLISE SAINT-AUGUSTIN

Rue des Peignes, non loin de la poste.

A droite :

* Jordaens. — Martyre de sainte Apolline,

Au second plan, la Sainte, vue de profil, vêtue d'une robe grise, est martyrisée ; à gauche, au premier plan, un officier, en robe rouge, monté sur un cheval vu de dos ; à droite, un bourreau, accroupi, attise

ÉGLISE SAINT-AUGUSTIN

un feu et fait chauffer une pince ; en haut d'un escalier, le magistrat présidant au supplice. Au ciel, des chérubins portant une palme.

A gauche :

* Dyck (Anton van). — L'Extase de saint Augustin.

Au milieu, le Saint, de trois quarts tourné vers la gauche, en riche dalmatique, les yeux au ciel, aperçoit le symbole de la Trinité, entouré d'anges. A gauche, la mère du Saint, en robe noire et voile jaune ; à droite, saint Nicolas de Tolentino, de profil tourné vers la gauche.

Gravé par Pierre de Jode dont la planche est dédiée à la sœur de van Dyck, Suzanne, béguine à Anvers. Ce tableau fut commandé au peintre par un religieux nommé Marinus Jansenius et payé 600 florins en 1628. D'après Mariette, ce généreux donateur serait représenté sous les traits de saint Nicolas ; mais ce n'est là qu'une supposition. (Voir GuiFFRKY, Van Dyck, p. 94.)

Au maître-autel :

* Rubens. — La Vierge entourée de Saints et de Saintes.

Au second plan, au sommet d'un escalier, devant le portique d'un temple, au milieu, la Vierge est assise, en robe rouge et manteau bleu, h^nant sur ses genoux l'Enfant Jésus, qui passe l'anneau nuptial au doigt (le sainte Catherine, agenouillée à gauche, en robe grise, sa chevelure tombant sur ses épaules, un tronçon de roue à ses pieds, suivie d'un ange qui porte une rose blanche; saint Joseph, enrobe grise et manteau jaune, est appuyé contre le trône de la Vierge. A droite, saint Jean-Baptiste, qui montre le ciel, et deux enfants qui emmènent vers la gauche un agneau; près de la porte du temple, saint Pierre, en robe verte et manteau jaune, portant les clefs, et saint Paul, en habits sombres, appuyé sur une épée, tournés tous deux vers la droite. Sur les marches de l'escalier, à gauche, regardant le groupe divin, sainte Madeleine, dont on ne voit que le visage ; sainte Claire de Montefalco, en religieuse, une ])alance dans les mains ; sainte Agnès, suivie de son agneau et donnant la main à sainte Apolline, en robe noire, portant une bannière rouge à la main. Au premier plan, saint Georges, armé d'une cuirasse, foulant aux pieds le dragon transpercé de sa lance, s'entretient avec saint Sébastien, s'appuyant de la main gauche sur un carquois rempli de flèches, et de la gauche sur une palme, une draperie blanche autour des reins. Au pied du trône, vu de dos, saint Guillaume d'Aquitaine, appuyé sur un écusson ; à gauche, saint Augustin, en riches vêtements épiscopaux, appuyé sur sa crosse, tenant dans sa main un cœur enflammé ; saint Laurent, couvert d'une dalmatique, un gril dans la main gauche, et saint Nicolas de Tolentino, en habit de moine, un pain dans la main gauche, sont prosternés devant le groupe divin. Au ciel, une draperie

ANVERS

rou2:c on roulée autour d'une des colonnes du temple, et un ani<e s'apprétant à couronner la Vierge.

H., 5,64; L., 4,01. T. — Fig. pl. gr. nat. — Gravé par H. Snyers, Remoldus Eynhoudts. Ce tableau, payé .'5,000 florins au maître par le supérieur du couvent, fut exécuté en 1628. Transporté à Paris de 1794 à 1815. Le musée de Madrid en possède une bonne copie de la main peut-être de Rubens. (N° 1624, sous le titre, Allégovie de l'Éçlisc mUitanle. Provient de l'Escurial.) Le catalogue de 1889 l'attribue à Van Balen. Les musées de Francfort et de Berlin possèdent également des réductions de ce tableau. Une esquisse citée par Smith appartint successivement A M. de Julienne, ,i M. de Lyert, au maréchal de Noailles, qui la pa)'a 6,000 livres, et au comte de Mulgrave. Sous les traits de saint Georges, Rubens s'est représenté lui-même. « La composition témoigne de la facilité prodigieuse du maître à agencer heureusement les lignes. A côté et autour de la Vierge, les saints sont disposés en cercle, descendant ou remontant les degrés autour du piédestal et remplissant la toile sans effort et sans encombrement. » (M. Rooses, I, 286.) L'éclat du coloris a certainement souffert de malencontreuses restaurations, car tous les anciens témoignages s'accordaient à en vanter la beauté et le brillant, o J'étais tellement frappé par la splendeur du coloris de ce tableau, a écrit sir Joshua Reynolds, qu'il mo semblait n'avoir jamais vu pareille puissance déployée dans les arts. »

MUSÉE PLANTIIM^

Place du Vendredi, à l'angle sud-ouest.

C'est dans les bâtiments mêmes de la célèbre imprimerie fondée en 1579 par Plantin, né à Tours en 1514, continuée par son gendre Moretus et ses descendants, que l'administration communale a réuni tous les documents relatifs à cette intéressante famille et a pieusement conservé tous les objets relatifs à sa profession. Les œuvres picturales ne sont pas nombreuses dans cette demeure. Elles consistent ijrincipalement en portraits placés dans les diverses salles, et dus surtout au pinceau de Rubens, un familier de la maison. Nous nous contentons de signaler quelques-uns de ces tableaux, renvoyant nos lecteurs à l'ouvrage si complet que M. Rooses, conservateur de ce musée, a écrit sur le musée et à l'abrégé qu'il en a récemment publié.

Rez-de-chaussée :

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