‹ La BelgiqueChapitre 446 sur 495 · HOPITAL DE LA BILOQUE · texte numérisé non relu

HOPITAL DE LA BILOQUE

Auprès du confluent de la Coupure et de la Lijs.

Dans l'ancien réfectoire de l'abbaye fondée au xiir siècle. Inconnu du xnr siècle. — Le Couronnement de la Vierge,

Sur un banc à ornements ii;otliiques, la Vierge, en vêtement bleuâtre, est assise à gauche, joignant les mains et tournant la tète vers le Christ. Celui-ci la bénit de la main droite et porte de la gauche une croix et un globe terrestre; ii chaque extrémité du banc, un ange debout, tenant les pans d'une draperie que soulève au milieu un troisième ange planant dans les airs.

Saint Christophe et saint Jean,

Le premier, à droite, \u de face, portant sur son épaule gauche le petit Jésus, vélu d une tunicjue bleue et d'un manteau rouge; le second, à gauche, de trois quarts tourné ^ers la droite, un agneau dans ses mains.

Ces peintures murales sont les plus anciennes qu'on connaisse en Belgique. — « I.e «lessin, cerné par des traits noirs, est raide et lourd; les mains et les pieds dénotent un art dos plus naifs; mais il est tel personnage, le saint Christophe, par exemple, qui, par ses tendances réalistes, annonce déjà l'école nationale. Il serait aisé d'établir la liliation (jui unit A travers quatre cents ans ce saint Christophe gantois du xiir siècle au célèbn' Porte-Christ de l'illustre chef de l'école flamande du xvii'" siècle à la cathédrale d'Anvers. » ("\VAt'TKR.s, Peint, flaw., lS.,i

ANCIENNE CHAPELLE LEUGEMETE

Transfoi inéf" maintenant en bi-asserie ot feiniéo au public.

Inconnu du commencement du xiv siècle. — Peinture à la fresque. — La Confrérie des arbalétriers de Saint-Georges ^ des archers de Saint-Sébastien et de diverses corporations.

Gravé dans la Peint, flnm., de Wautkrs, p. 19. — « Ces fresques, précieux document pour l'histoire du costume et de l'organisation militaire des corporations, sont des

MUSÉE. 313

plus précieuses aussi comme jalon artistique... Elles révèlent en Flandre (comme celles de la Biloque) l'existence d'un art en germe dès le xiii" siècle. De plus, elles démontrent à l'évidence que cet art est national, entièrement flamand, n'ayant aucune attache avec l'art byzantin et symbolique dont le reste de l'Europe civilisée subit encore la puissante influence. » (C.-J, Wauters, Peint, flam., 20.)

MUSÉE

Établi dans l'ancien couvent des Augustins, rue Sainte-Marguerite.

Sur le rapport du citoyen Hopsomer, député du département de l'Escaut, la création du Musée fut votée le 23 fructidor an VI. D'abord installé dans l'église Saint-Pierre, il fut transporté plus tard dans son local actuel.

Page 1